lucarne s. f. (lu-kar-n')
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1Ouverture pratiquée au toit d'une maison pour donner du jour au grenier.
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Lucarne flamande, celle qui est formée d'une maçonnerie couronnée d'un fronton.
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Lucarne demoiselle, lucarne de charpente couverte en triangle.
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Lucarne faitière, trou dans le toit recouvert simplement par une tuile.
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Lucarne à la capucine, celle qui est couverte en croupe de comble.
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Lucarne rampante, petite lucarne sans fronton pratiquée à peu près au milieu de la hauteur d'un comble.
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2Par extension, le réduit qu'éclaire la lucarne.
- Que je retrouve encor les risDans la lucarne infortunéeOù la bizarre destinéeVient de m'enterrer à Paris Gresset, Chartreuse.
C'est cette nuit [la nuit du 4 août 1789] qui a supprimé les maîtrises et les priviléges exclusifs.... le maître tailleur, le maître cordonnier, le maître perruquier, pleureront ; mais les garçons se réjouiront, et il y aura illumination dans les lucarnes !
C. DESMOULINS, la Lanterne.
Étymologie
Berry, lucane ; génev. liquerne. Diez indique le latin lucerna, lanterne, et il s'appuie sur le gothique lukarn, lanterne, et l'irlandais luacharn, même sens, pour prouver que de bonne heure l'e s'était changé en a. Mais, à moins de penser que le mot lucarne vient du gothique, ce qui ne se peut guère, on ne voit pas comment lucerna aurait donné lucarne ; lucerna a produit régulièrement luiserne. D'ailleurs la forme ancienne est non pas lucarne, mais lucanne ou lucane ; il paraît donc mieux de rapporter lucane ou, par épenthèse d'une r, lucarne, à une forme semblable au provençal lugana, lumière, et dérivée du latin lux, lucis, lumière.