lumignon s. m. (lu-mi-gnon)
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1Bout de la mèche d'une bougie, d'une chandelle ou d'une lampe allumée.
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2Ce qui reste d'un bout de bougie ou de chandelle qui achève de brûler. Voilà une bougie qui va finir, il ne reste plus qu'un petit lumignon.
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Fig.
Si le petit lumignon de raison que vous contribuez à ranimer dans la nation ne vient pas bientôt à s'éteindre
Voltaire, Lett. Marmontel, 28 janv. 1764
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Étymologie
Pic. lumion, lemion, lumichon ; Berry, luminon, bougie de résine que les gens de la campagne fixent à la cheminée ; du lat. fictif luminonem, dérivé de lumen, luminis, lumière.
Supplément
LUMIGNON. - ÉTYM. Ajoutez : M. Cornu (Romania, juill.-oct. 1875, p. 460) conteste que lumignon vienne de lumen, s'appuyant sur ce que la forme la plus ancienne est limignon, lemignon. « Il est, dit-il, d'après le génie de la langue française et en considération du sens premier, mèche, plus rationnel d'admettre le passage de limignon ou lemignon à lumignon que l'inverse ; comparez les formes femier = fumier (fimus), premier = prumier (primus), femelle = fumelle, chalemel = chalumeau, alemelle = alumelle. Je cherche donc un type latin justifiant le thème lim (d'où lem) ou lium (car j'ai recontré aussi la forme liumignon, Livre des métiers, dialogues français-flamands). Or je le trouve dans le bas-latin licmus ou licmen, signifiant mèche, d'où s'expliquent correctement à la fois les formes dérivées limignon, lemignon et liumignon (comp. teg'la, tiule). La forme moderne peut avoir été déterminée, sans parler de l'influence du mot lumen, la mèche étant destinée à être allumée, soit par la tendance déjà indiquée à transformer i ou e atone devant m en u, soit par un intermédiaire luimignon qui se rapporterait à liumignon comme tuile à tiule. » M. Cornu note que le bas-lat. licmus, licmen représente le lat. ellychnium, du grec ἐλλύχνιον, de ἐν, en, dans, et λύχνος, lampe.