luth s. m. (lut')
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1Instrument de musique à touches comme la guitare, mais avec quelques cordes en dehors du manche, qui ne sonnent qu'à vide ; on en joue en pinçant les cordes.
- Prends ton luth, cher Orphée, et montre à la déesseCombien ce doux espoir charme notre tristesse Corneille, Toison d'or, I, 5
Elle donnait souvent chez elle des concerts, on y venait admirer son luth, son clavecin et sa beauté
Voltaire, Mél. litt. sur Mlle de l'Enclos.- Il chantait sur un luth l'embrasement de Troie LEGOUVÉ, Épich. et Nér. I, 1
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Luth théorbe, sorte d'instrument.
14 novembre 1684 : Au souper du roi il y eut un petit concert de trois luths théorbes, qui sont des instruments fort ressemblants aux archiluths d'Italie
DANGEAU, I, 70
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Fig. Marier le luth avec la voix, à la voix, faire aller ensemble deux choses.
Nous lisons Abbadie et l'Histoire de l'Église ; c'est marier le luth à la voix
Mme de Sévigné, 21 déc. 1689Elle [Mme de Marans] mariait le luth avec la voix, et le spirituel avec les grossièretés qui font horreur
Mme de Sévigné, 4 mai 1672
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2Fig. L'inspiration, le talent poétique, en des genres moins élevés que ceux que l'on désigne, figurément aussi, par la lyre. Accorder son luth. Un luth harmonieux.
- Sur le luth de David on chantera leurs vers Régnier, Sat. IX
- Poëte, prends ton luth, et me donne un baiser MUSSET, Poés. nouv. Nuit de mai.
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3Un des noms d'une sorte de tortue, la mercuriale (chéloniens).
Étymologie
Provenç, laut, lahut ; anc. cat. llahut ; espagn. laud ; portug. laude et alaud ; ital. leuto, liuto ; allem. Laute ; de l'arabe al ûd, le luth. La forme portugaise alaud indique l'origine arabe.