médire v. n. (mé-di-r'. Il se conjugue comme dire, excepté à la seconde personne du pluriel du présent de l'indicatif : vous médisez, et à la 2e personne du pluriel de l'impératif : médisez)
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Dire du mal de quelqu'un.
Il y a des reproches qui louent et des louanges qui médisent
LA ROCHEFOUC., Réflex. 145Ne médisez point du riche dans le secret de votre chambre, parce que les oiseaux mêmes du ciel rapportent vos paroles
Saci, Bible, Ecclésiaste, X, 20- Ceux de qui la conduite offre le plus à rire,Sont toujours sur autrui les premiers à médire Molière, Tart. I, 1
Ils [les sots] n'en diront pas de bien [d'un ami], s'ils se trouvent les plus faibles ; car ils n'ont pas d'autorité ; et ainsi ils médiront par compagnie
Pascal, Pens. VI, 55, éd. HAVET.Du même trait elle [la médisance] cause la mort à trois personnes : à celui qui médit, à celui dont on médit, à celui devant qui l'on médit
Bourdaloue, Exhort. Faux témoig. rendus contre J. C. t. II, p. 25- Il vaut mieux s'occuper à jouer qu'à médire Boileau, Sat. X
- Voilà jouer d'adresse et médire avec art Boileau, ib. IX
- Alidor, assis dans sa chaise,Médisant du ciel à son aise,Peut bien médire aussi de moi Boileau, Épigr. XII
Il [Boileau] vit qu'à la longue l'art d'instruire, quand il est parfait, réussit mieux que l'art de médire, parce que la satire meurt avec ceux qui en sont les victimes, et que la raison et la vertu sont éternelles
Voltaire, Disc. récept. à l'Acad.Que reste-t-il à blâmer où la vertu n'est plus estimée, et de quoi médirait-on quand on ne trouve plus de mal à rien ?
J.-J. Rousseau, Hél. II, 17Un Bazile ! il médirait qu'on ne le croirait pas
Beaumarchais, Barb. de Sév. II, 9
Étymologie
Mes.... préfixe, et dire.