mai s. m. (mè)
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1Le cinquième mois de l'année commune. En mai blé et vin croît. Mai froid n'enrichit personne. Mai pluvieux marie le laboureur et sa fille. En avril, n'ôte pas un fil ; en mai, fais ce qu'il te plaît.
Je vous supplie, sire, d'en faire aussi [des épigrammes] contre le mois de mai qui mérite si peu le nom de printemps, et pendant lequel nous avons froid comme dans l'hiver ; il me paraît que ce mois de mai est l'emblème des réputations mal acquises
Voltaire, Lett. Roi de Prusse, 15 mai 1749- Abel, doux confident de mes jeunes mystères,Viens, mai nous a rendu nos courses solitaires André Chénier, Élégies, I
- Puisque mai tout en fleurs dans les prés nous réclame Victor Hugo, Chants du crépusc. XXX
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2La mi-mai, s. f. La moitié du mois de mai. Passé la mi-mai.
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Terme de vénerie. Mi-mai, mi-tête, se dit en parlant des cerfs qui ont leur tête à moitié refaite.
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3Champ de mai, assemblée que les principaux de la nation franque tenaient au mois de mai.
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Champ de mai, cérémonie qui eut lieu à Paris dans le champ de Mars, le 1er juin 1815 ; Napoléon y jura d'observer les constitutions de l'empire.
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4Arbre qu'on plante le premier jour de mai, devant la porte de quelqu'un, en signe d'honneur. Planter le mai. Danser autour du mai.
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5Tableau de mai, tableau que la corporation des orfévres allait offrir à la Vierge le premier du mois de mai.
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6Beurre de mai, voy. BEURRE.
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Toile de mai, voy. TOILE.
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7Rose de mai, la rose pompon.
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Arbre de mai, un mille-pertuis et un panax des Antilles, qui fleurissent ordinairement en mai et en juin,
BAILLON, Dict. de bot. p. 257
Remarque
Un mai s'est dit aussi d'un arbre planté en un tout autre jour que le 1er de mai, en un jour quelconque.
Étymologie
Wallon, maie ; provenç. mai ; espagn. mayo ; ital. maggio ; du lat. maius, de même radical que major.