Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

malaise dans le Littré

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1malaise s. m. (ma-lê-z')

  1. 1État de mal-être.

    • Sans jamais en son aise un malaise éprouver Malherbe, I, 4
    • Le malaise des besoins s'exprime par des signes, quand le secours d'autrui est nécessaire pour y pourvoir J.-J. Rousseau, Ém. I
    • Les climats froids produiront des hommes moins ardents que d'autres, mais plus laborieux, plus actifs, plus vigoureux par leur complexion, plus entreprenants par l'impulsion du malaise Marmontel, Élém. litt. Œuv. t. VIII, p. 382, dans POUGENS
  2. 2Particulièrement. État de souffrance du corps sans maladie caractérisée.

  3. 3Il se dit aussi d'un état de souffrance morale. Il éprouva du malaise en se trouvant devant celui qu'il avait offensé.

    • C'est déjà un bien que de dissiper ce malaise Condillac, Hist. anc. III, 26
  4. 4Être dans le malaise, être à l'étroit, être mal dans ses affaires.

Étymologie

Mal, et aise ; bressan, moléso.

2malaisé, ée adj. (ma-lê-zé, zée)

  1. 1Qui n est pas aisé, facile.

    • Malaisé à, avec un infinitif.

      • Pourquoi comptent-ils [les calvinistes] pour rien les doutes des autres aussi malaisés à résoudre que ceux des luthériens ? Bossuet, 6e avert. III, 43
      • L'auteur ne veut que de la vertu et de la probité qui sont si malaisées à rencontrer Voltaire, Lett. Damilaville, 27 mars 1767
  2. 2Incommode, dont on ne peut user avec facilité. Un escalier malaisé.

  3. 3Qui est à l'étroit dans sa fortune. Un riche malaisé.

    • À ce discours, je sentis à merveille que j'étais avec une de ces beautés malaisées dont le meilleur revenu consiste en un joli visage Marivaux, Pays. parv. part. 5

Étymologie

Mal, et aisé ; bourguig. maulaisé. Le Berry a un verbe malaiser, mettre mal à l'aise, verbe d'ailleurs usité dans l'ancienne langue.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander