mandat s. m. (man-da ; le t ne se lie pas ; au pluriel, l's se lie : des man-da-z en blanc)
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1Terme de jurisprudence. Contrat unilatéral, acte par lequel on commet le soin d'une affaire à quelqu'un qui s'en charge. Il a bien rempli son mandat.
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Fig.
- Le pacte est par vous déchiré ;Rendez-nous le mandat qui vous fut conféré Casimir Delavigne, Popul. V, 6
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2Instruction spéciale donnée par les électeurs aux députés. Mandat impératif, celui par lequel les électeurs font prendre l'engagement de voter de telle ou telle façon sur un point déterminé.
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3Terme de commerce. Écrit portant l'ordre de payer une certaine somme à la personne qui y est dénommée.
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Pièce que délivrent les administrations à leurs créanciers et sur la présentation de laquelle ceux-ci sont payés au Trésor.
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Terme d'administration militaire. Espèce de bon payable à vue. Mandat de fournitures. Mandat de payement. Mandat de passage.
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4En style de justice et de police, mandat de comparution, injonction de comparaître devant un juge.
Quittez la lyre, ô ma Muse, Et déchiffrez ce mandat
Béranger, Muse en fuite.
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Mandat d'amener, ordre de faire comparaître devant un tribunal.
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Mandat d'arrêt, ordre d'arrêter, d'emprisonner.
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Mandat de dépôt, ordonnance en vertu de laquelle un prévenu contre qui il a été décerne un mandat d'amener, est retenu dans la maison d'arrêt.
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5Nom d'un rescrit du pape, par lequel il mande ou donne ordre à un collateur de pourvoir quelqu'un du premier bénéfice qui sera vacant par mort. Les mandats furent introduits en France, sous Clément V, lorsqu'il eut établi son siége à Avignon, mais ils n'y sont plus en usage.
Étymologie
Provenç. mandat ; espagn. et ital. mandato ; du lat. mandatum, qui vient de mandare, mander.