maquereau, elle s. m. et f. (ma-ke-rô, rè-l')
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1Terme qui ne se dit pas en bonne compagnie. Celui, celle qui fait métier de débaucher et de prostituer des femmes ou des filles.
- De son pédant qu'il fut, devint son maquereau Régnier, Sat. V
- Et pour achever son tableau,Sur le tout un peu maquereau Scarron, Virg. I
Il [Cellamare] ajoute : il [Dubois] a été maquereau toute sa vie, ce ne sont là dedans que des lettres de femmes
Saint-Simon, 522, 189Il [Fouquet de la Varenne, qui avait servi Henri IV dans ses plaisirs et qui était retiré à la Flèche....] s'amusait souvent à tirer au vol ; un jour il aperçut sur un arbre une pie qu'il voulut faire partir pour la tirer ; la pie s'étant mise à crier : maquereau, il crut que c'était le diable qui lui reprochait ses vieux péchés, et tomba à l'instant en faiblesse
Duclos, Morc. hist. Œuv. t. X, p. 262, dans POUGENS
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Fig. Maquereau politique, celui qui sert d'entremetteur dans les intrigues.
Ils [les jésuites] sont bien à la cour, où ils servent d'espions et de maquereaux politiques
GUI PATIN, Lettres, t. II, p. 253
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Adj.
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2Maquereau, maquerelle, celui, celle qui tient une maison de filles.
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Maquereau se dit aussi de l'associé d'une femme qui tient une de ces maisons, d'un souteneur de filles.
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Étymologie
Wallon, maca, maquerelle, makerot, maquereau ; namur. makerale, maquerelle. On le tire du flamand makelaar ; allem. Mäkler, entremetteur.