Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

maquerelle dans le Littré

1 article· 6 citations· rimes· prononciation

maquereau, elle s. m. et f. (ma-ke-rô, rè-l')

  1. 1Terme qui ne se dit pas en bonne compagnie. Celui, celle qui fait métier de débaucher et de prostituer des femmes ou des filles.

    • De son pédant qu'il fut, devint son maquereau Régnier, Sat. V
    • Et pour achever son tableau,Sur le tout un peu maquereau Scarron, Virg. I
    • Il [Cellamare] ajoute : il [Dubois] a été maquereau toute sa vie, ce ne sont là dedans que des lettres de femmes Saint-Simon, 522, 189
    • Il [Fouquet de la Varenne, qui avait servi Henri IV dans ses plaisirs et qui était retiré à la Flèche....] s'amusait souvent à tirer au vol ; un jour il aperçut sur un arbre une pie qu'il voulut faire partir pour la tirer ; la pie s'étant mise à crier : maquereau, il crut que c'était le diable qui lui reprochait ses vieux péchés, et tomba à l'instant en faiblesse Duclos, Morc. hist. Œuv. t. X, p. 262, dans POUGENS
  2. 2Maquereau, maquerelle, celui, celle qui tient une maison de filles.

    • Maquereau se dit aussi de l'associé d'une femme qui tient une de ces maisons, d'un souteneur de filles.

Étymologie

Wallon, maca, maquerelle, makerot, maquereau ; namur. makerale, maquerelle. On le tire du flamand makelaar ; allem. Mäkler, entremetteur.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander