maquignon s. m. (ma-ki-gnon)
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1Marchand de chevaux.
- Un maquignon de la ville du MansChez son évêque était venu conclureCertain marché de chevaux bas-normands J.-B. Rousseau, Épigr. I, 24
- Non, monsieur ; il vous les vendra en conscience. - M.Turcaret : La conscience d'un maquignon ! Lesage, Turcaret, III, 11
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Maquignon se prenant souvent en mauvaise part, on dit maintenant marchand de chevaux.
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2Par extension, homme qui, sans faire le commerce des chevaux, se mêle d'en revendre, d'en troquer, en corrigeant ou en faisant disparaître leurs défauts.
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3Fig. et familièrement, maquignon, maquignonne, celui, celle qui s'intrigue pour ménager un marché de places, d'emplois, et pour faire des mariages.
Il n'y aurait pas grand mal quand tous ces maquignons de mariages-là seraient au fond de la rivière avec une bonne pierre au cou
Regnard, Sérén. sc. 1Il y a de ces veuves et de ces maquignonnes dans les autres pays
Lesage, Diable boit. ch. VI, dans POUGENSCette courtière était une maquignonne d'affaires, qui prêtait et empruntait sur gages
Voltaire, Polit. et législ. Essai probab. en fait de justice, 1re probabilité.
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Maquignon d'amour, homme qui s'entremet, procure des rendez-vous, des tête-à-tête.
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Fig.
- Maquignons de la gloire, ils en font le partage GOMBAULD, Ép. liv. III, dans RICHELET
Étymologie
Maquignon paraît avoir le même radical (maq) que maquereau 2, et tenir au flamand maeken, trafiquer. On a dit aussi macquillon :