marié, ée part. passé (ma-ri-é, ée)
-
1Qui est uni en mariage. Un homme marié. Une femme mariée.
- Son destin est plus doux veuve que mariée Corneille, Perthar. I, 4
Moins il y a de gens mariés, moins il y a de fidélité dans les mariages
Montesquieu, Esp. XXIII, 21- Ma sœur est-elle mariée ?Avez-vous vu de nos garçonsLa foule, aux noces conviée,La célébrer dans leurs chansons ? Béranger, Hirond.
-
Fig. Uni, joint avec.
Une soupe à bouillon perlé, soutenue d'un jeune gros dindon cantonné de pigeonneaux et couronné d'oignons blancs mariés avec la chicorée
Molière, Bourg. gent. IV, 1
-
Rimes mariées, rimes qui ne sont pas séparées l'une de l'autre, c'est-à-dire dont les masculines se suivent immédiatement, et les deux féminines de même, comme elles sont dans le poëme épique. On dit plus souvent rimes plates.
-
2S. m. et f. Marié, mariée. Un nouveau marié. Une nouvelle mariée.
-
De vieux mariés, des gens mariés depuis longtemps.
-
Absolument. La personne, homme ou femme, qui se marie ou qui s'est mariée le jour même. Où est le marié ? Voilà la mariée.
On mène la mariée dans son appartement, on porte sa toilette, son linge, ses cornettes ; elle se décoiffe, on la déshabille, elle se met au lit
Mme de Sévigné, à Coulanges, 3 fév. 1695
-
Fig. Se plaindre que la mariée est trop belle, se plaindre d'une chose dont on devrait se féliciter.
-
La mariée est trop belle, se dit encore quand on se défie d'une affaire où trop d'avantages sont proposés.
-
-
3S. f. Mariée, sorte de danse figurée dans laquelle un homme et une femme jouaient une espèce de pantomime ; elle se dansait aux noces des bourgeois.
-
Nom que l'on donnait quelquefois au jeu de cartes appelé plus souvent guimbarde.
-
Nom vulgaire d'une noctuelle, insecte.
-