marotte s. f. (ma-ro-t')
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1Espèce de sceptre qui est surmonté d'une tête coiffée d'un capuchon bigarré de différentes couleurs, et garnie de grelots ; c'est l'attribut de la Folie, et c'était celui des fous des rois.
Un fou reçoit ses grelots et sa marotte en cérémonie
Voltaire, Dial. XXIV, 10
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Fig.
Le ciel nous dote D'une marotte Tour à tour grave et quinteuse et falote
Béranger, Troubad.
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Il devrait porter la marotte, c'est un extravagant.
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2Fig. et familièrement. Objet de quelque folie.
Jugeant qu'il y avait assez de fous dans Paris pour ne laisser croupir cette marotte [les rêveries des rose-croix]
NAUDÉ, Rosecroix, III, 5
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Objet de quelque affection folle et déréglée.
- Une femme stupide est donc votre marotte ? -Tant, que j'aimerais mieux une laide bien sotte,Qu'une femme fort belle avec beaucoup d'esprit Molière, Éc. des f. I, 1
Nous avons la marotte d'être délicats, parce que cela donne un air plus tendre
Marivaux, Surpr. de l'amour, I, 2Chaque siècle a eu sa marotte
Voltaire, Lett. à M***, 5 janv. 1759
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Nom diminutif de Marie, que le peuple donnait à Rouen aux jeunes filles, avant qu'elles fussent entrées dans l'adolescence
TOUGARD, Une page d'hist. locale, p. 13
Étymologie
Ajoutez : Dans la haute Bretagne, marotte signifie un bâton avec un gros bout.