1mater v. n. (ma-té)
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1Terme du jeu des échecs. Faire mat. Il le mata avec une tour.
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2Fig. Ôter force et ressort.
Le sort se plaît à dispenser les choses De la façon ; c'est tout mal ou tout bien ; Dans ses faveurs il n'a point de mesures ; Dans son courroux de même il n'omet rien Pour nous mater....
La Fontaine, Orais.Quoique la mauvaise fortune vous ait tellement maté toute votre vie, que votre bon naturel n'a pas eu toute son étendue ; je crois que vous entendez le mot de mater
Mme de Sévigné, à Bussy, 31 mai 1687
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Par extension. Mater son corps, le dompter.
Une partie essentielle de la pénitence est de mater sa chair et de la crucifier avec ses vices
Bourdaloue, Myst. Nativité de J. C. t. I, p. 22
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Terme de fauconnerie. Dresser un oiseau de proie, ainsi dit parce qu'on le dompte.
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3Fig. Humilier, abattre. Il faut mater ce caractère opiniâtre.
Je suis bien aise après tout de faire mourir un philosophe ; ces gens-là ont une certaine fierté dans l'esprit qu'il est bon de mater un peu
Voltaire, Socrate, III, 1
Étymologie
Mat 1 ; provenç. matar ; ital. mattare. Ce verbe vient de mat des échecs, comme l'emploi le prouve dans l'historique ; mais à côté de ce mater et se confondant avec lui, il y avait un autre mater, signifiant tuer, parallèle à l'espagnol matar, et venant du latin mactare : XIe s. XIIe s.