mazette s. f. (ma-zè-t')
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1Méchant petit cheval.
- Depuis huit jours entiers, avec vos longues traites,Nous sommes à piquer des chiennes de mazettes Molière, Sgan. 7
Nous partirons dans le moment, et nous piquerons si vigoureusement nos mazettes....
Lesage, Guzm. d'Alf. V, 1
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2Fig. et familièrement. Celui qui manque de force, d'ardeur.
- Que tes fils, au lieu d'être rois,Ne seront que franches mazettes Scarron, Virg. VII
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3Personne inhabile à quelque jeu qui demande de la combinaison ou de l'adresse.
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Par extension.
Dans vos guerres vous avez affaire à des mazettes qui vous laissent conquérir des royaumes en quinze jours
Paul-Louis Courier, Lett. t. II, Convers. chez la comtesse d'Albany.
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Étymologie
Bas-lat. mesgetus, mauvais cheval, dans un texte du commencement du XIIIe siècle. Mais d'où vient mesgetus ? On a indiqué l'allemand matz, maladroit, bûche. Il y a dans le Berry mazet ou mazette, fourmi ; il est possible que ce soit là l'origine de mazette, la fourmi étant un très petit animal, un rien, et ayant servi métaphoriquement à dénommer une mauvaise rosse. Mazet, diminutif de maze, fourmi, vient-il de l'allemand Ameise, fourmi ?
Supplément
MAZETTE. Ajoutez : - REM. En Dauphiné, on donne le nom de mazole à un jeune homme sans consistance, qui passe d'une idée à l'autre sans motif, sur lequel on ne peut compter.