mesquin, ine adj. (mè-skin, ski-n')
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1Qui est de pauvre et chétive apparence. Mine mesquine. Air mesquin.
On montrait, il n'y a pas encore longtemps, dans un petit collége de Paris, la chambre très mesquine que le futur cardinal [Dubois] y habitait ; cette chambre n'était pas aussi révérée que l'a été celle d'Érasme au collége de Montaigu
D'Alembert, Art. du card. Dubois.
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Fig. en parlant des arts du dessin, pauvre, maigre, de mauvais goût. Dessin mesquin. La manière de ce peintre est mesquine.
Celui [le temple à Jérusalem] de Zorobabel était petit, bas, mesquin, sans proportions, sans architecture ; il ne méritait pas la curiosité de Pompée
Voltaire, Philos. Hérode et sa vie privée
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2En parlant des choses, qui n'a point les qualités de grandeur, de largeur. Politique mesquine. Idée mesquine.
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3Qui fait des mesquineries, des épargnes sordides.
On accuse quelquefois les gens raisonnables et économes d'être mesquins
Dict. de l'Acad.
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En parlant des choses, qui porte la marque de la mesquinerie.
Le présent qu'il vous fait ne le ruinera pas, il est bien mesquin
Marivaux, Jeux de l'am. et du has. III, 6La vie triste et mesquine des pères est presque toujours la source du désordre des enfants
J.-J. Rousseau, Hél. V, 2
Étymologie
Wallon, meskène, servante ; Hainaut, méquéne, servante ; provenç. mesquin, chétif, misérable, faible, délicat ; cat. mesqui ; esp. mezquino ; port. mesquinho ; ital. meschino ; anc. franç. meskin. meskine, meschin, meschine, jeune garçon, jeune fille, serviteur, servante ; de l'arabe maskin, pauvre, par l'intermédiaire de l'espagnol. La série des sens est : pauvre, chétif, puis jeune garçon, jeune fille, considérés comme faibles par l'âge, et, par suite, serviteur, servante. Le sens actuel de mesquin se déduit facilement du sens étymologique ; mais il est singulier qu'il n'y en ait aucune trace dans les anciens textes.