meubler v. a. (meu-blé)
-
1Garnir de meubles. Meubler un appartement.
- Il meuble un grand hôtel, il invite chez luiLes hommes à talent que l'on cite aujourd'hui AL. DUVAL, Manie des grand. I, 3
-
Absolument. Cette étoffe meuble bien, elle fait bon effet employée en tenture, en garnitures de meubles.
-
Meubler une ferme, la garnir de ce qui est nécessaire pour la faire valoir. Meubler de bestiaux une ferme.
-
-
2Fig. Orner, enrichir, emplir. Se meubler la mémoire de beaux morceaux de poésie.
Il [le duc de Bourgogne] me donna parole de lire le tout d'un bout à l'autre, de le lire pour s'en meubler la tête
Saint-Simon, 310, 53Les honnêtes gens ne meublent pas volontiers leurs bibliothèques de ces honteuses rapsodies qui ne décrient pas moins le libraire qui les imprime que l'auteur qui les a faites
J.-B. Rousseau, Lett. à Fritsch et Bohm Soleure, 13 août 1711Quelque personne honnête Des bons écrits ayant meublé sa tête
Voltaire, Ép. 35Quiconque croirait connaître la nature en lisant Lucrèce, meublerait sa tête d'erreurs
Voltaire, Phys. Singular. 15
-
3V. réfl. Se meubler, se faire des meubles, s'acheter des meubles.
Le poil de ces animaux, qui est fin et moelleux, et qui se renouvelle tous les ans par une mue complète, leur [aux habitants] sert à faire les étoffes dont ils se vêtent et se meublent
BUFFON, Quadrup. t. V, p. 13
Étymologie
Meuble.