meurtre s. m. (meur-tr')
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1Homicide commis avec violence. Commettre un meurtre. Accusé de meurtre.
Vous ne feriez peut-être pas un meurtre
Fléchier, Serm. I, 114L'éloquence de la chaire n'est pas propre au récit des combats et des batailles.... et je ne viens pas vous donner des idées de meurtre et de carnage devant ces autels
Fléchier, Duc de Mont.- J'entends crier partout : au meurtre ! on m'assassine ! Boileau, Sat. VI
- Songez, sans me flatter du sort de Soliman,Au meurtre tout récent du malheureux Osman Racine, Bajaz. II, 1
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Fig. et familièrement. Crier au meurtre, se plaindre hautement de quelque injustice, de quelque dommage qu'on prétend avoir reçu.
Le bon Jean crie au meurtre
Régnier, Sat. X
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Fig. et familièrement. Faire des meurtres, tourmenter de ses railleries.
Elle le savait bien, et ne se corrigea pas pour cela du plaisir de faire des meurtres
Mme de Sévigné, 284
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Fig. Il s'en défend comme d'un meurtre, il désavoue hautement et avec chaleur telle action, telle parole qu'on lui attribue.
Il s'en défend comme d'un meurtre, mais ses actions le trahissent
Mme de Sévigné, 121
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Fig. familièrement. C'est un meurtre, se dit d'une chose regrettable, d'une mutilation faite à quelque chose de précieux.
C'est un meurtre, que vous soyez la femme d'un fat comme lui
HAUTEROCHE, Cocher, sc. 15Ce serait un meurtre de laisser vieillir dans la servitude un homme né pour faire du bruit dans le monde par son génie
Lesage, Estev. Gonz. ch. VIITu crois que ta fête sera bien ? - Charmante ; c'eût été un meurtre d'y renoncer
PICARD, Duhautcours, I, 10
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Quel meurtre ! même signification.
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2Fig. Très grand mal fait à autrui et comparé à un meurtre.
Il paraît que l'usure, même celle qu'on appelle légitime dans le droit romain, est condamnée par saint Augustin, qui l'appelle, dans le même lieu, le meurtre des pauvres
Bossuet, Usure, 3
Étymologie
Wallon, moûd, moût' ; picard, murtre ; bourguig. meutre ; du germanique : angl. murder ; allem. mord ; goth. maurthr ; il se rattache au radical sanscrit mar, tuer.