mignardise s. f. (mi-gnar-di-z')
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1Qualité de ce qui est mignard, délicat. La mignardise de son visage, de ses traits.
Toutes ces sortes de pieds et de mesures [pyrrhiques, trochées, bons pour la danse] n'ont qu'une certaine mignardise et un petit agrément
Boileau, Longin, Sublime, 33
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2Affectation de gentillesse, de délicatesse.
Les mignardises, s'il est permis de parler ainsi d'un style chargé d'ornements, de pensées brillantes, d'antithèses et de pointes
Rollin, Hist. anc. Œuvr. t. XI, 2e part. p. 730, dans POUGENS.Une mignardise que réprouvent également et les artistes et les amateurs et les gens de goût, c'est qu'en riant elle [une femme dans un portrait] montre les dents
BACHAUMONT, Mém. secr. t. XXXVI, p. 352Elle affecte des poses languissantes ou maladives qui ne l'empêchent pas de déjeuner à la fourchette ; et toutes ces mignardises mélancoliques me sont insupportables
CH. DE BERN., Un acte de vertu, § VIII
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Terme de peinture. Défaut des ouvrages dans lesquels le soin est porté à l'excès et qui paraissent peu naturels.
J'aime mieux la rusticité que la mignardise, et je donnerais dix Watteau pour un Teniers
Diderot, Pensées sur la peint. Œuv. t. XV, p. 167, dans POUGENS.
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3Au pluriel, il signifie quelquefois manières, paroles caressantes.
Cette lettre [de D. Gervaise] était un tissu d'ordures, avec de basses mignardises de moine raffolé et débordé à faire trembler les plus abandonnés
Saint-Simon, 61, 31
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4Espèce de petits œillets dont on garnit les plates-bandes des jardins, dianthus plumarius, L. ; on en fait aussi des bordures. Planter de la mignardise.
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Mignardise des prés, dianthus superbus, L.
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5Espèce de soutache enjolivée qui sert à garnir les robes, les vêtements, etc.
Étymologie
Mignard.