minutie s. f. (mi-nu-sie)
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Néologisme au temps du cardinal de Retz qui l'explique par chose de peu de conséquence.
Ce détail paraît sans doute une minutie, c'est-à-dire une chose mince et frivole qui ne vaut pas la peine d'être remarquée et qui ne fait rien au gros de l'affaire
Retz, Conclave d'Alex. VIIDepuis longtemps on faisait valoir Des minuties
Mme de Sévigné, 392Pour entrer dans le détail et dans les minuties de l'art
HUET, De l'origine des romans, p. 81, dans POUGENSS'il faut descendre aux minuties avec une femme
Bossuet, Lett. quiét. 35Dans le fond qu'est-ce que toutes ces méthodes, que toutes ces pratiques ? ne sont-ce pas des minuties ? Des minuties ! mais ces prétendues minuties plaisent à Dieu....
Bourdaloue, Pensées, t. I, p. 419Assez de livres sont pleins de toutes les minuties des actions de guerre et de ces détails de la fureur et de la misère humaine
Voltaire, Louis XIV, 11Vous sentez bien que je n'entre pas dans le détail des opérations militaires ; je n'ai jamais pu supporter ces minuties de carnage
Voltaire, Lett. 17 janv. 1763Vous ne sauriez apporter dans cet ouvrage [le Commentaire sur Corneille] trop de soin, d'exactitude et même de minutie
D'Alembert, Lett. à Volt. 8 sept. 1761
Étymologie
Lat. minutia, de minutus (voy. MENU) ; génev. menutie ; wallon, minuté ; Hainaut, menuté.