1mitraille s. f. (mi-trâ-ll', ll mouillées, et non mitrâ-ye)
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1Anciennement, toute sorte de vieille quincaillerie, de vieux morceaux de cuivre.
Cuivre rompu en pots et morceaux ou mitraille, le cent pesant payera vingt sous,
Ordonnance, 1680Vieille ferraille, vieille mitraille, cri des revendeurs dans les rues de Bourges
JAUBERT, Glossaire.
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2Familièrement. Basse monnaie.
- Si, pour vous amuser le soir,Je chante au quai de la Ferraille,Vous savez que c'est dans l'espoirDe gagner un peu de mitraille, Les disgrâces de porter perruque, dans FRANC. MICHEL, Argot
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3Anciennement, toute sorte de vieux clous et autre ferraille dont on se servait pour charger des pierriers.
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Aujourd'hui, les balles de fer ou biscaïens, ordinairement mêlés de ferraille, dont on charge les canons.
Remacle a une grosse mitraille au travers du corps
Paul-Louis Courier, Lett. I, 498Celle-ci [la ligne russe] s'avançait par masses épaisses, où d'abord nos boulets firent de larges et profondes trouées ; et pourtant elles approchaient toujours, quand les batteries françaises, redoublant, les écrasèrent de mitraille
Ségur, Hist. de Nap. VII, 10- La liberté mêlait à la mitrailleDes fers rompus et des sceptres brisés Béranger, Vieux sergent.
- En vain boulets, obus, la balle et les mitrailles,De la vieille cité déchiraient les entrailles Victor Hugo, Crép. 1
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4Sorte de laiton qui sert à souder et qui est composé de fer, de cuivre et d'argent.
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5Mitraille pendante (voy. PENDANT.)
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6Boîte à mitraille, dite aussi boîte à balles, projectile formé d'un cylindre en tôle ou en fer-blanc, renfermant des balles qui se dispersent à la sortie de la bouche à feu.
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Tirer à mitraille, lancer avec un canon des boîtes remplies de balles, ou lancer avec un mortier des appareils renfermant des boulets, des balles, des grenades, etc.
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Étymologie
Anc. franç. mitaille (l'r est épenthétique), de l'anc. franç. mite, très petite monnaie, qui vient du flamand mijte, minutie, petite monnaie.