moelleux, euse adj. (moi-leû, leû-z')
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1Rempli de moelle. Un os moelleux. Du bois moelleux.
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Fig.
- Que chacun prenne en main le moelleux Abéli Boileau, Lutr. IV
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2Par extension, et en raison de la nature onctueuse de la moelle et de la force qu'on croyait qu'elle donnait aux os et au corps, qui unit la force à la douceur. Vin moelleux.
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Etoffe moelleuse, étoffe qui a du corps, et qui est souple, douce à la main.
- Je tâte votre habit, l'étoffe en est moelleuse Molière, Tart. III, 3
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Voix moelleuse, voix pleine, douce, et qui n'a rien d'aigre ni de dur.
Ce qui prouve qu'il [le perroquet] a moins de mémoire, moins de flexibilité dans les organes, et le gosier aussi sec, aussi agreste que les oiseaux chanteurs l'ont moelleux et tendre
Buffon, Ois. t. XI, p. 98
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Couleur moelleuse, couleur qui a de l'éclat et de la douceur.
Il n'y a guère d'oiseaux plus beaux par les couleurs [que la poule sultane] ; le bleu de son plumage, moelleux et lustré, est embelli de reflets brillants
Buffon, Oiseaux, t. XV, p. 311
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Terme de manége. Moelleux de la main, se dit d'un cavalier qui conduit avec légèreté et sans effort.
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3Fig. en parlant des ouvrages de l'esprit ou des objets d'art. Qui a quelque chose de doux et d'onctueux comme la moelle. Un style moelleux.
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Pinceau moelleux, pinceau dont les touches sont larges, grasses et bien fondues.
La pâte moelleuse du crayon et la chaleur y font pardonner les incorrections
Diderot, Salon de 1765, Œuv. t. XIII, p. 102, dans POUGENS
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On dit aussi burin, ciseau moelleux.
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4S. m. Le moelleux, ce qui, dans le dessin ou la peinture, dans le chant, la musique, etc. a le caractère de la largeur et de la douceur. Avoir du moelleux dans la touche, dans la couleur. Le moelleux des contours.
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Avoir du moelleux, se dit d'un danseur qui fléchit les genoux avec aisance.
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Étymologie
Provenç. mezolhos ; du lat. medullosus, qui vient de medulla, moelle.