monceau s. m. (mon-so)
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1Amas fait en forme de petit mont, entassement confus d'objets.
- Dressons-lui des autels sur des monceaux d'idoles Corneille, Poly. II, 6
Un jour donc l'animal [singe] qui ne cherchait qu'à nuire, Détachait du monceau tantôt quelque doublon, Un jacobus, un ducaton
La Fontaine, Fabl. XII, 3- .... dévorant maisons, palais, châteaux entiers,Rend pour des monceaux d'or de vains tas de papiers Boileau, Lutr. V
Il avait rassemblé en un monceau toutes les dépouilles qu'il ne voulait point transporter à Rome
Rollin, Hist. anc. Œuvr. t. IX, p. 158, dans POUGENS- Puisse leur liberté préparant leur ruine....Sous des monceaux de morts avec eux disparaître ! Voltaire, Scythes, V, 4
À la mort de ce troisième empereur d'Occident, il s'éleva de nouveaux royaumes en Europe, comme des monceaux de terre après les secousses d'un grand tremblement
Voltaire, Mœurs, 24
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Familièrement. Avoir des monceaux d'une chose, en avoir beaucoup.
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Fig.
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2Terme d'horticulture. Greffe en monceau, greffe par approche, sur tige, qui se fait en introduisant la tête du sujet coupée en pointe, dans une entaille faite à un arbre.
Étymologie
Berry, moncel, monciau ; norm. monciau ; provenç. moncel ; du lat. monticellus, petit mont, diminutif de mons, montis (voy. MONT).