Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

morailles dans le Littré

1 article· 2 citations

morailles s. f. pl. (mo-râ-ll', ll mouillées, et non morâ-ye)

  1. 1Sorte de tenailles pour serrer le nez d'un cheval, afin de le contenir dans une opération, ou de le punir. Les morailles sont en fer ou en bois ; elles se composent de deux branches disposées en forme de compas et jointes à charnière.

    • Fig.

      • Votre poitrine [le mal que vous avez à la poitrine] est comme des morailles qui m'empêchent de sentir le mal de ne vous avoir plus ; je tiens de vous cette comparaison Mme de Sévigné, 24 nov. 1679
      • Le premier plan sur lequel il [Tellier] avait travaillé n'avait été que pour donner des morailles au pape, et lui donner des affaires en France Saint-Simon, 345, 24
  2. 2Espèce de tenailles pour allonger le cylindre de verre avant de l'ouvrir.

Remarque

Legoarant observe, à bon droit, qu'il n'y a pas de raison pour ne pas donner un singulier à ce mot, et pour ne pas dire : voilà une forte moraille. Il a acheté trois morailles.

Étymologie

Provenç. morailla. On a dit que c'était un dérivé irrégulier de mordre ; mais le provençal ne permet pas cette supposition. L'origine reste incertaine. Voyez cependant MORAILLON.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander