1motte s. f. (mo-t')
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1Petit morceau de terre détaché avec la charrue, la bêche, ou autrement. Rompre, casser, briser les mottes d'un champ.
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Terme de fauconnerie. Prendre motte, se dit d'un oiseau qui se pose à terre au lieu de se percher.
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2Terme de jardinier. Une certaine quantité de terre qui tient aux racines. Lever un arbre en motte. Replanter un arbre avec sa motte.
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3Butte, éminence faite de main d'homme ou par la nature. Aplanir une motte.
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Butte sur laquelle s'élève un moulin à vent.
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Massif de pierre qui fait partie de la machine à pilons d'un moulin à poudre.
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Terme du moyen âge. Principal lieu d'une seigneurie ; place de la forteresse ou du château.
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4Motte à brûler, ou, simplement, motte, tan qui ne peut plus servir à tanner, et dont on fait de petites masses rondes pour brûler.
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Tourbe séchée et réduite en parallélipipèdes.
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5Motte de beurre, une certaine masse de beurre que les marchands détaillent.
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6Nom qu'on donne en Provence à la quantité d'olives qui doit former une mouture.
Étymologie
Berry, moutte ; espagn. et port. mota, levée de terre pour clore un étang ; ital. motta, terre éboulée. Les langues germaniques ont : holl. moet, mot, petite élévation ; bavar. mott, monceau de terre marécageuse ; ce qui peut avoir donné motte du roman. D'autre part le gaélique a mota, mont ; ce qui conviendrait aussi. On cite encore l'anc. haut allem. molta, terre, motte ; goth. mulda, devenu en plat deutsch môtwurf ; allem. mod. Maulwurf, l'animal qui jette la terre, qui fait la motte (la taupe). D'après Fr. Michel, c'est l'isl. mote, assem blée, donnant son nom à la motte où elle se tenait.