moulu, ue part. passé (mou-lu, lue)
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1Réduit en poudre par la meule. Du blé moulu.
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2Fig. Moulu, ou moulu de coups, qui a été battu.
Ah ! monsieur, je suis tout moulu, et les épaules me font un mal épouvantable
Molière, Scapin, III, 2Termes reçut une fois une grêle de bastonnade de quatre ou cinq Suisses ; il en fut moulu et plusieurs jours au lit
Saint-Simon, 129, 177
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Avoir le corps tout moulu, sentir des douleurs par tout le corps.
Sans doute appelez-les ! fatigués, harrassés, moulus de votre façon, n'at-il pas fallu les faire coucher ?
Beaumarchais, Barb. de Sév. III, 5
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3Or moulu, or réduit en très petites parcelles, et dont on se servait pour dorer les métaux.
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Aujourd'hui, or moulu, or en feuille ou en poudre, qui, trituré avec le mercure coulant, donne, même à froid, un amalgame, masse molle comme de la pâte ; c'est avec cet amalgame qu'on exécute la dorure dite en or moulu.
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À présent l'or moulu paraît être une des couleurs particulières de l'or appliqué sur les métaux ; cette couleur est orangée
LEGOARANT
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On dit, dans le même sens, de l'argent moulu, du cuivre moulu.
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4Terme de chasse. Fumées mal moulues, mal digérées (moulu pour moulé).