muer (mu-é)
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1V. a. Changer.
- Qui de Méduse eût vu jadis la têteÉtait en roc mué soudainement Voltaire, dans le Dict. de BESCHERELLE.
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Usité en ce sens dans le style marotique seulement.
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2Terme de vénerie. Muer sa tête, se dit d'un cerf qui quitte son bois.
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3V. n. Être dans le temps de la mue.
- Un paon muait ; un geai prit son plumage,Puis après se l'accommoda La Fontaine, Fabl. IV, 9
Voyant muer quelquefois sa peau [du serpent], ils [les hommes] durent croire qu'il rajeunissait
Voltaire, Mœurs, Us. et sent.Communément, c'est vers la fin de l'été et en automne que les oiseaux muent
Buffon, Ois. t. I, p. 61Il y a des chevaux qui muent de corne, cela arrive surtout à ceux qui ont été élevés dans des pays humides et marécageux comme en Hollande
Buffon, Quadrup. t. I, p. 123
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Muer se conjugue avec l'auxiliaire avoir quand on veut exprimer l'acte : l'oiseau a mué hier ; avec l'auxiliaire être quand on veut exprimer l'état : l'oiseau est mué depuis quelques jours.
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4Prendre un certain timbre rauque, en parlant de la voix des jeunes gens qui atteignent la puberté.
Sa voix mue, ou plutôt il la perd
J.-J. Rousseau, Ém. IV
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5Terme d'ancienne musique. Exécuter une muance ; changer de ton, et, par suite, de manière de solfier.
Étymologie
Wallon, mouwer ; namur. muwer ; prov. et esp. mudar ; ital. mutare ; du lat. mutare, changer. Mutare est moitare, voy. le grec μοῖτος, mutuel, et est de même radical que mutuus (voy. MUTUEL).