Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

munir dans le Littré

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munir v. a. (mu-nir)

  1. 1Pourvoir, garnir de ce qui est nécessaire à la défense ou à l'approvisionnement de lieux de guerre.

    • Vous pouvez cependant faire munir ces places Corneille, Nicom. II, 3
    • Gand tombe avant qu'on pense à le munir Bossuet, Marie-Thérèse.
    • D'une première vue il découvre un passage assuré pour le secours [d'une ville assiégée] aux endroits qu'un ennemi vigilant n'a pu encore assez munir Bossuet, Louis de Bourbon.
    • Par extension. On le munit d'un passe-port, de recommandations.

      • Saint Charles Borromée examinait lui-même les pièces qu'on jouait à Milan ; il les munissait de son approbation et de son seing Voltaire, Dict phil. Police des spectacles
  2. 2Se munir, v. réfl. Se pourvoir, être pourvu.

    • Se munir de patience, se préparer à supporter avec résolution, avec courage.

      • Dans les maux violents, le cœur se munit de toute sa constance Fléchier, Mme de Mont.

Étymologie

Lat. munire, pourvoir, fortifier ; d'un radical moin qui appartient à la langue de l'ancienne Italie : moenia, muraille ; osque, moinico, commun, public ; anc. lat. municus, même sens ; radical qui se trouve aussi dans com-munis, commun. La racine de moenia, munera, munire, est le sanscrit mû, lier. Munire est le dénominatif de munus.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander