Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

mutiner dans le Littré

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mutiner v. a. (mu-ti-né)

  1. 1Jeter dans la révolte, soulever, irriter.

  2. 2Se mutiner, v. réfl. Faire le mutin, se porter à la révolte.

    • Mais d'ailleurs les deux camps se mutinent Corneille, Hor. III, 2
    • Quel était donc ce gouvernement si sage et si vanté de Philippe II, lorsqu'on voit dans ce temps-là même ses troupes se mutiner en Flandre, faute de payement, et saccager la ville d'Anvers ? Voltaire, Mœurs, 164
  3. 3Se dépiter, s'irriter.

    • J'avais commencé à me mutiner de ce que vous ne m'aviez point fait de réponse Voiture, Œuv. t. II, p. 51, dans POUGENS
    • Cinna seul dans sa rage s'obstine, Et contre vos bontés d'autant plus se mutine Corneille, Cinna, IV, 1
    • Je l'ai fait votre égal ; et, quoiqu'on s'en mutine, Sachez qu'à plus encor ma faveur le destine Corneille, D. Sanche, I, 3
    • On ne se mutine guère contre la nécessité J.-J. Rousseau, Ém. II
    • Je m'en affligeais et je ne m'en mutinais pas J.-J. Rousseau, Conf. I

Remarque

Voltaire dit : " On ne se mutine point de ; mutiner est un verbe qui n'a point de régime, Comm. Corn. Rem. Rodogune, IV, 1. " Cette observation ne se fonde ni sur la grammaire qui ne repousse pas se mutiner de, ni sur l'usage ; car les exemples ci-dessus le montrent employé par plusieurs auteurs.

Étymologie

Mutin.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander