Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

myrrhe dans le Littré

2 articles· 4 citations· rimes

1myrrhe s. f. (mi-r')

  1. Gomme résine du balsamodendron myrrha, Nees, plante térébinthacée, voisine des amyris kataf et kafal de Forskal ; elle est apportée de l'Arabie heureuse et de l'Abyssinie.

    • Ils [les mages] lui offrirent [à l'enfant Jésus] pour présents de l'or, de l'encens et de la myrrhe Saci, Bible, Évang. St Math, II, 11
    • On [les mages] lui donne [à l'enfant Jésus] de l'or comme à un roi ; l'encens honore sa divinité ; et la myrrhe, son humanité et sa sépulture, parce que c'était le parfum dont on embaumait les morts Bossuet, Élévat. sur myst. XVII, 9
    • Fig.

      • Jusqu'à ce que les ombres se dissipent, et que le jour de la bienheureuse éternité paraisse, j'irai dans la solitude, sur la montagne de la myrrhe et sur la colline de l'encens, pour contempler les vérités éternelles Bossuet, Réfl. sur l'état des péch.
      • Elle fit de tous ces maux, comme l'épouse des Cantiques, un faisceau de myrrhe qu'elle reçut des mains de son bien-aimé et qu'elle mit dans son sein comme une marque précieuse de son amour Fléchier, Dauphine.

Étymologie

Provenç. esp. et ital. mirra ; du lat. myrrha ; grec, μύῤῥα ; comparez μύρον, et voy. MYRICA.

2myrrhé, ée adj. (mi-ré, rée)

  1. Terme d'antiquité romaine. Vin myrrhé, vin parfumé avec de la myrrhe.

    • Se dit aussi d'un vin que l'on faisait boire aux suppliciés chez les Juifs.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander