naguère ou naguères adv. (na-ghè-r')
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Il y a peu de temps.
- Est-ce lui qui naguère aux dépens de sa vieSauva des ennemis votre empereur Décie ? Corneille, Poly. I, 3
L'ombre avec la lumière y peut tracer souvent [dans une lunette astronomique] Un homme, un bœuf, un éléphant : Naguère l'Angleterre y vit chose pareille
La Fontaine, Fabl. VII, 18- Le grand désir de vous voir un enfantVous transportait naguère d'allégresse La Fontaine, Mandrag.
Un roi qui naguère, avec quelque apparence, De l'aurore au couchant portait son espérance....
Racine, Mithr. III, 1Ceux qui naguère étaient de petits tyrans dans leurs provinces ou dans les places frontières, n'en étaient plus que les gouverneurs
Hamilton, Gramm. 5
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2Naguère que, autrefois que, avec l'idée qu'il n'y a pas longtemps.
- Naguère que j'oyais la tempête souffler....Eussé-je osé prétendre à l'heureuse merveilleD'en être garanti ? Malherbe, Lexique, éd. L. Lalanne.
Remarque
Naguère, d'après Marguerite Buffet, Observ. p. 52, en 1668, était un mot suranné ; il fallait dire depuis peu. Purisme sans raison ; car les meilleurs auteurs employaient le mot qui est resté en usage, surtout en poésie et dans le style relevé.
Étymologie
Adverbe composé de trois mots : ne, a, guère, c'est-à-dire il n'y a guère [de temps].