nantir v. a. (nan-tir)
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1Donner une chose à quelqu'un pour assurance d'une dette. Pour qu'il consente à prêter, il faut le nantir.
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2Par extension, pourvoir de, procurer. Je ferai tous mes efforts pour vous nantir de ces papiers qui vous importent.
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3Se nantir, v. réfl. Se saisir de quelque bien pour assurance d'une chose due. Il ne perdra rien dans cette affaire, car il s'est nanti.
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Terme de palais. Se nantir des effets d'une succession, s'en saisir comme y ayant droit.
- Nantissez-vous de tout, sans rien mettre au hasard ;Après à votre gré vous ferez votre part Regnard, Ménechmes, II, 1
La Feuillade jugea à propos de se nantir, et demanda la clef de son cabinet [de son oncle] et de ses coffres
Saint-Simon, 37, 171
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4Familièrement, se garnir, se pourvoir. Il s'est nanti d'un bon manteau.
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Faire des profits, mettre en réserve. Pendant qu'il était en place, il s'est nanti.
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On dit dans le même sens : Il a perdu sa place, mais il est bien nanti.
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Étymologie
Anc. franç. nam, namp, gage ; bas-lat. namium ; du germanique : scandinave, nam, prise ; goth. niman, prendre, anc. haut allem. nāma, rapine, proie ; tous mots qui sont en rapport étroit avec le grec νέμω, qui, au moyen νέμομαι, signifie se faire donner en partage, posséder.