1nargue s. f. (nar-gh')
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Peu de cas, dédain témoigné.
Les commissaires [qui jugèrent Charles 1er] se saisissent d'Ingoldsby ; Cromwell lui met de force la plume entre les doigts avec de grands éclats de rire.... au surplus, cette nargue abominable se retrouve souvent dans l'histoire ; les plus grands révolutionnaires de France étaient bavards, indiscrets....
Chateaubriand, Stuarts, Captiv. du roi.
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Dire nargue d'une chose, exprimer le peu de cas qu'on en fait.
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Faire nargue à quelqu'un, à quelque chose, le braver avec mépris.
Impénétrables à leurs traits, Nous ferons nargue à leurs attraits [des femmes]
Corneille, Mélanges poét.- Et sans qui les bergers, dans une paix profonde,Feraient nargue au bonheur des plus grands rois du monde Thomas Corneille, Berger extravag. I, 2
- Je fais nargue au babil, et, qui plus est, ma foi,Je me moque de ceux qui se moquent de moi Thomas Corneille, D. Bertrand de Cigarral, IV, 1
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Nos vins font nargue aux vôtres, nos vins sont très supérieurs aux vôtres.
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En forme d'interjection, dans un sens analogue.
- Et nargue pour tous ceux qui n'en sont pas contents Scarron, Jodelet, IV, 3
- Nargue de ceux qui me faisaient la guerre La Fontaine, Mandr.
- Tiens-toi gai, buvons frais, et nargue du vieillard Destouches, Dissip. I, 9
Connaissez-vous sur l'Hélicon L'une et l'autre Thalie [la comédie franchement gaie, et la comédie larmoyante, cultivée par la Chaussée] ? L'une est chaussée et l'autre non ; Mais c'est la plus jolie ; L'une a le rire de Vénus, L'autre est froide et pincée ; Honneur à la belle aux pieds nus ; Nargue de la chaussée
Piron, Épigr. contre la Chaussée.L'amour, l'amitié, le vin Vont égayer ce festin ; Nargue de toute étiquette
Béranger, B. vin et fillette.
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V. Hugo a dit nargue à : Barons, nargue au saint-père, et nargue à l'empereur ! Burgraves, II, 1.
Étymologie
Voy. NARGUER ; génev. niargue.