1nargué, ée part. passé (nar-ghé, ghée)
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Nargué par ses ennemis.
Nargué par ses ennemis.
Peu de cas, dédain témoigné.
Les commissaires [qui jugèrent Charles 1er] se saisissent d'Ingoldsby ; Cromwell lui met de force la plume entre les doigts avec de grands éclats de rire.... au surplus, cette nargue abominable se retrouve souvent dans l'histoire ; les plus grands révolutionnaires de France étaient bavards, indiscrets....Chateaubriand, Stuarts, Captiv. du roi.
Dire nargue d'une chose, exprimer le peu de cas qu'on en fait.
Faire nargue à quelqu'un, à quelque chose, le braver avec mépris.
Nos vins font nargue aux vôtres, nos vins sont très supérieurs aux vôtres.
En forme d'interjection, dans un sens analogue.
Connaissez-vous sur l'Hélicon L'une et l'autre Thalie [la comédie franchement gaie, et la comédie larmoyante, cultivée par la Chaussée] ? L'une est chaussée et l'autre non ; Mais c'est la plus jolie ; L'une a le rire de Vénus, L'autre est froide et pincée ; Honneur à la belle aux pieds nus ; Nargue de la chausséePiron, Épigr. contre la Chaussée.
L'amour, l'amitié, le vin Vont égayer ce festin ; Nargue de toute étiquetteBéranger, B. vin et fillette.
V. Hugo a dit nargue à : Barons, nargue au saint-père, et nargue à l'empereur ! Burgraves, II, 1.
Voy. NARGUER ; génev. niargue.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander