nenni (na-ni ; en plusieurs provinces, on prononce nan-ni, nan comme dans an ; ce n'est plus la bonne prononciation)
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1Partic. négat.
Est-ce assez ? dites-moi, n'y suis-je point encore ? - Nenni. - M'y voici donc ? - Point du tout....
La Fontaine, Fabl. I, 3- M. Jourdain : Tu te moques de moi. - Nicole :Nenni, monsieur, je serais bien fâchée Molière, Bourg. gent. III, 2
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Il se joint quelquefois avec da.
Nenni da, non ; je prétends...
La Fontaine, Mazet.- Mascarille, est-ce toi ? - Nenni da, c'est quelque autre Molière, l'Ét. III, 12
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On dit aussi : oh ou ah ! que nenni.
Oh que nenni, mon parrain, je devine mieux que vous
Dancourt, les Trois cousines, I, 4
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Il n'y a point de nenni, c'est-à-dire c'est une chose forcée, nécessaire.
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Dites toujours nenni, vous ne serez jamais marié.
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2S. m. Un doux nenni, un refus engageant.
- Retenez bien surtout cet heureux mot,Ce doux nenni qui plaît tant à Marot BERNARD, Art d'aimer, I
Étymologie
Lat. non illud, non cela, opposé à hoc illud, oïl, oui ; bourguig. nenà, nennain, nainin ; basse Normandie, ah vère nannin, négation très usitée ; Berry, nanni. La forme nennin n'est qu'une altération de la finale. Il faut sans doute en dire autant de nenal ; cependant la finale al est singulière.