nombreux, euse adj. (non-breû, breû-z')
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1Qui est en grand nombre.
- Ciel, quel nombreux essaim d'innocentes beautésS'offre à mes yeux en foule et sort de tous côtés ! Racine, Esth. I, 2
- Que tout leur camp nombreux soit devant tes soldatsComme d'enfants une troupe inutile Racine, ib. III, 3
- Quoi ! ne voyez-vous pas quelle nombreuse escorte.... Racine, Athal. V, 4
- Et mes nombreux forfaits ont surpassé le nombreDes sables de la mer J.-B. Rousseau, Épodes, I
Ma famille est pauvre et nombreuse ; je lui ai déjà trop coûté
Marmontel, Mém. IDe nombreuses et brillantes armées que la fertile Allemagne attirait et qui croyaient marcher à une gloire prompte et certaine, traversaient fièrement ces contrées, y répandaient de l'argent, en consommaient les produits
Ségur, Hist. de Nap. III, 1
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Terme de peinture. Composition nombreuse, celle dans laquelle il entre un grand nombre de figures.
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2En parlant du style, qui a de l'harmonie, du nombre.
D'un vers nombreux.... Tu te fais un chemin à l'immortalité
Régnier, Sat. IX- La riche expression, la nombreuse césure Boileau, Ép. X
Quoique notre langue ait plus d'égard au sens qu'à la cadence, elle ne laisse pas d'être aussi nombreuse que les langues anciennes
BOUHOURS, Entret. d'Ariste, 2Rien n'est si doux et si nombreux que vos vers
Fénelon, Dial. des morts anc. Dial. 48 (Horace, Virgile).La gloire qui lui appartient en prose [à Balzac].... consiste en ce qu'il nous a fait sentir que notre langue, sans le secours du vers, était susceptible d'un tour nombreux
D'OLIVET, Hist. Acad. t. II, p. 83, dans POUGENSÀ la pureté de la diction, l'orateur joint une harmonie douce et facile, quoique pleine et nombreuse
D'Alembert, Éloges, Fléch.
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Période nombreuse, période bien cadencée. La période nombreuse de Massillon.
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3Par comparaison avec le style, il se dit de ce qui offre une certaine cadence.
Il n'est pas jusqu'aux rameurs dont le pénible travail ne trouve une sorte de soulagement dans cette espèce de concert que forme leur mouvement nombreux et uniforme
Rollin, Hist. anc. Œuv. t. XI, 1re part. p. 211, dans POUGENS.
Étymologie
Provenç. numeros ; du lat. numerosus, dérivé de numerus, nombre. Au XVIe siècle, on trouve le latinisme numereux.