nonobstant prép. (no-nob-stan)
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1Sans avoir égard à, sans que la chose empêche.
- L'aigle fondant sur lui nonobstant cet asile La Fontaine, Fabl. II, 8
Chez ces gens pour toujours il [le follet] se fût arrêté, Nonobstant la légèreté à ses pareils si naturelle
La Fontaine, ib. VII, 6- Il faut nonobstant tout avoir pitié de vous Molière, Tart. II, 3
Tout ce qu'il y a de grand sur la terre s'unit [contre le christianisme], les savants, les sages, les rois.... et nonobstant toutes ces oppositions, ces gens simples et sans force [les apôtres] résistent à toutes ces puissances.... et ôtent l'idolâtrie de toute la terre
Pascal, Pens. XVIII, 12, éd. HAVET.
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Ce nonobstant ou nonobstant ce, malgré cela.
Le duc de Toscane garda l'incognito, mais ce nonobstant le roi voulut le distinguer et qu'il baisât Mme la duchesse de Bourgogne
Saint-Simon, 54, 152
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Au palais, nonobstant opposition ou appellation quelconque.
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2Adverbialement. Malgré cela.
Juger que Dieu ne prend plaisir à l'action à laquelle on s'occupe, qu'il la défend, et nonobstant la faire franchir le saut et passer outre
Pascal, Prov. IV
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3Nonobstant que, conj. Quoique.
Ainsi qu'on voit que les têtes, un peu après être coupées, se remuent encore et mordent la terre, nonobstant qu'elles ne soient plus animées
Descartes, Méth. v, 9
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Adj. Nonobstant, ante. Clause nonobstante, clause imaginée par Innocent III, et dont Henri III, roi d'Angleterre, se servit le premier dans ses dispenses.
Étymologie
Lat. non, et obstare, s'opposer (voy. OBSTACLE) ; Berry, nostant ; bourg. nonostan.