objection s. f. (ob-jè-ksion ; en vers, de quatre syllabes)
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Difficulté qu'on soulève contre une proposition, contre une assertion.
Enfin et voici le fort de l'objection : n'y a-t-il pas des choses ajoutées dans le texte de Moïse....
Bossuet, Hist. II, 13On n'aime point la piété véritable, parce que, contente des biens éternels, elle ne fait pas la fortune de ceux qui la suivent ; c'est l'objection ordinaire que font à Dieu les hommes du monde
Bossuet, la Vallière.Dès que je m'aperçois que l'on m'entend, j'aime mieux les objections que les applaudissements ; mais je demande, ou qu'on me laisse dans l'oubli, ou qu'on veuille bien prendre la peine de m'entendre, et de me représenter ensuite tel que je suis
DUMARS., Œuvr. t. I, p. 150Je me sentirais assez de force pour oser lui faire respectueusement quelques objections
Voltaire, Candide, 13J'aurais de grandes objections à faire sur ce qu'il me propose ; mais j'aime encore mieux une conclusion qu'une objection ; concluez donc, mon cher ami
Voltaire, Lett. Moussinot, nov. 1737Prévoir une objection, c'est la réfuter, sans être obligé d'y répondre
Duclos, Consid. mœurs, 4
Étymologie
Provenç. objectio ; espagn. objeccion ; ital. obbiezione ; du lat. objectionem, de objectum, supin de objicere, objecter, proprement jeter en avant, de ob, et jacere, jeter (voy. JET).