obstiné, ée part. passé (ob-sti-né, née)
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1Attaché avec ténacité à quelque idée, opinion, sentiment, etc.
- Oui, seigneur, dans son mal Rome est trop obstinée Corneille, Cinna, II, 1
- Ce sexe en sa vengeance est le plus obstiné Rotrou, Bélis. I, 2
- Et je tremble toujours qu'un obstiné coupableLui-même contre moi ne soit inexorable Thomas Corneille, Cte d'Essex, III, 4
Mais le moyen de sauver des gens [les Juifs] si obstinés à se perdre ?
Bossuet, Hist. II, 8- Des ligueurs obstinés confonds les vains projets Voltaire, Henr. X
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Substantivement. Un obstiné, une obstinée.
Et la mort d'Adrian, l'un de ces obstinés
Rotrou, St Genest, I, 7On le vit persuader des obstinés, adoucir des barbares
Fléchier, Panég. I, 309
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2Il se dit aussi des choses.
- Ton Dieu sait ta faiblesse, et n'exige de toiQue la sincérité d'une solide foi,Qu'une vie obstinée à la haine du crime Corneille, Imit. IV, 8
La sévérité des pharisiens était une sévérité présomptueuse et obstinée dans ses jugements
Bourdaloue, 3e dim. après la Pentecôte, Dominic. t. II, p. 342- Depuis plus d'une année,J'éludais tous les jours sa poursuite obstinée Boileau, Sat. III
- Avec quels yeux cruels sa rigueur obstinéeVous laissait à ses pieds peu s'en faut prosternée ! Racine, Phèdre, III, 1
- Rien n'excuse à présent votre cœur obstiné Voltaire, Orphel. V. 4
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Il se dit d'un mal qu'on ne peut faire cesser. Goutte obstinée.
- C'est un rhume obstiné, sans doute Molière, Tart. IV, 5
Synonymes
OBSTINÉ, OPINIÂTRE. Obstiné est, étymologiquement, celui qui se fixe, s'attache avec ténacité. Opiniâtre vient d'opinion, avec la finale péjorative âtre. Ces deux mots, à moins de quelque modificatif, marquent un excès. Mais, comme obstiné est en même temps le participe du verbe obstiner, il marque plus particulièrement un acte, tandis que opiniâtre marque plutôt un état habituel : obstiné dans cette résolution ; opiniâtre dans ses résolutions.