obtempérer v. n. (ob-tan-pé-ré. La syllabe pé prend un accent grave quand la syllabe qui suit est muette : j'obtempère, excepté au futur et au conditionnel : j'obtempérerai, j'obtempérerais)
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Se soumettre, obéir.
- Oui, puisqu'amour l'ordonne, il faut que j'obtempère CHAPUZEAU, Cercle des femmes, dans LEROUX, Dict. com.
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Il est principalement usité en style de palais. Obtempérer à justice.
Le parlement répond au roi qu'il ne peut obtempérer ; ce mot obtempérer fit à la cour un singulier effet ; toutes les femmes demandaient ce que ce mot voulait dire, et, quand elles surent qu'il signifiait obéir, elles firent plus de bruit que les ministres et que les commis des ministres
Voltaire, Hist. parl. ch. 66Dites-moi enfin si messieurs obtempèrent et se tempèrent
Voltaire, Lett. d'Argental, 1er janv. 1771Si le coupable persiste, il faut l'appeler au consistoire ; enfin, s'il ne veut obtempérer, il faut faire rapport à la seigneurie
J.-J. Rousseau, Lett. de la Mont. 5
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Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir.
Remarque
Voltaire, on ne sait pourquoi, n'aimait pas ce mot.
Étymologie
Lat. obtemperare, de ob, et temperare, tempérer, modérer.