occasionner v. a. (o-ka-zio-né ; en vers, de cinq syllabes)
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Donner occasion à.
Les passions n'étant que des sentiments et des pensées qui appartiennent purement à l'esprit, quoiqu'elles soient occasionnées par le corps
Pascal, Passions de l'amour.Il serait possible que la faute qu'a faite la cour de Pétersbourg, en rapprochant le territoire prussien de ses possessions, occasionnât un jour des hostilités
Raynal, Hist. phil. V, 22
Remarque
D'après Chifflet, Gramm. p. 98, occasionner n'est pas un bon mot. Ce blâme n'est pas juste ; occasionner est fait comme affectionner.
Étymologie
Occasion ; provenç. ocaisonar, ochaisonar, acaizonar ; esp. ocasionar ; ital. accagionare. L'ancien français achoisoner, le provençal ocaisonar, l'espagnol et l'italien signifient inculper, accuser (de occasion, qui avait eu le sens de blâme, reproche, difficulté) :