Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

ombre dans le Littré

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1ombre s. f. (on-br')

  1. 1Espace privé de lumière par interposition d'un corps opaque.

    • Et déjà les vallonsVoyaient l'ombre en croissant tomber du haut des monts La Fontaine, Phil. et Bauc.
    • Le soldat est trop lâche, qui veut toujours être à l'ombre Bossuet, 1er serm. quinquagés. 2
    • L'ombre de la terre, ainsi que celle de la lune, est conique, parce que le diamètre du soleil est plus grand que celui de ces planètes CONDILL., Art de rais. V, 9
    • Si, faisant passer la lumière d'une bougie par un petit trou, vous placez à un pied de distance la surface A d'un pouce carré, cette surface jettera sur B qui est à deux pieds, une ombre de quatre pouces carrés ; sur E qui est à trois pieds, une ombre de neuf pouces ; sur D qui est à quatre pieds, une ombre de seize pouces ; sur cinq, une ombre de 25 ; sur six, une ombre de 36 ; en un mot l'ombre augmentera comme le carré des distances CONDILL., id. III, 3
    • L'ombre que tout corps jette à la lumière a pu donner naissance à la peinture, celle-ci à l'écriture Bonnet, Ess. psychol. ch. 18
    • La terre étant éclairée par le soleil, c'est-à-dire par un corps plus grand qu'elle, et son ombre ayant une forme conique, la partie de cette ombre que traverse la lune doit être d'autant plus large que la lune sera plus près de la terre BAILLY, Hist. astron. mod. t. I, p. 179
    • Les ombres à midi sont plus courtes en été qu'en hiver BRISSON, Traité de phys. t. II, p. 280, dans POUGENS
    • On marchait dans la chambre ; ce qui formait de grandes ombres fugitives qui passaient avec rapidité devant les fenêtres Mme de Genlis, Mlle de Clermont. p. 106, dans POUGENS
    • Ombre droite, celle que jette un corps opaque sur le plan horizontal auquel il est perpendiculaire ; ombre renversée, celle qu'il jette sur un plan vertical, ainsi dite parce qu'elle suit, pour sa longueur, des lois inverses de celles de l'ombre droite.

    • Ombre absolue, celle qui est projetée dans l'espace absolu, par exemple l'ombre de la terre ; ombre relative, l'ombre absolue rencontrée par une surface quelconque.

    • L'ombre et la lumière, l'ombre considérée dans son contraste avec l'espace lumineux qui l'entoure.

      • Il y a des objets que l'ombre fait valoir, d'autres qui deviennent plus piquants à la lumière Diderot, Essai sur la peint. ch. 3
    • Fig.

      • Un même caractère a aussi ses traits d'ombre et de lumière qui s'embellissent par leur mélange Marmontel, Élém. litt. Œuv. t. VII, p. 427, dans POUGENS
    • Fig. Jeter une ombre sur, obscurcir.

    • On dit dans un sens analogue : mêler de l'ombre.

    • Les grandeurs du monde ne sont qu'ombre et que fumée, c'est-à-dire elles n'ont rien de solide ni de permanent.

    • Passer comme l'ombre, comme une ombre, être de courte durée, locution prise de la rapidité avec laquelle l'ombre change dans une journée.

    • Fig. Mettre un homme à l'ombre, le mettre en prison.

      • Bon ; je vois mon fripon ; nous l'allons mettre à l'ombre, les Deux arlequins, III, 6, dans le Théât. ital. de Gherardi, t. III, p. 313
    • Mettre à l'ombre, tuer.

    • Être dans l'ombre, être dans un espace que l'ombre couvre, et fig. ne pas paraître, ne pas figurer.

      • Le rôle qu'on fait jouer à Antoine est peu de chose.... c'est une figure dans l'ombre, qui ne sert, à mon avis, qu'à faire sortir le personnage d'Octave Voltaire, Triumvirat, Notes.
      • Chez nous, où les hommes ont une carrière active, il faut que les femmes soient dans l'ombre ; et ce serait bien dommage d'y mettre Corinne Mme de Staël, Corinne, VIII, 1
    • Fig. Tout lui fait ombre, c'est-à-dire tout lui fait peur, tout excite sa défiance ; par comparaison avec le cheval ombrageux.

    • Faire ombre à quelqu'un, obscurcir le mérite, le crédit de quelqu'un.

      • Je trouve qu'on l'a voulu chasser proprement de l'hôtel de Condé, parce qu'il faisait ombre aux autres Mme de Sévigné, 165
      • Celui-là fait sa fortune innocemment, et il nous rend ses ennemis par ses bons succès : ou sa vertu nous fait ombre, ou sa réputation nous offusque Bossuet, 4e serm. Passion, 1
    • Fig. Jeter de l'ombre, inquiéter, rendre jaloux.

  2. 2Dans le style élevé, la nuit.

  3. 3Terme de peinture. Les endroits les plus bruns et les plus obscurs d'un tableau qui servent à rehausser l'éclat des autres.

    • [Chez Poussin] une manière plus ronde qui ne l'est que par l'adoucissement du terme de l'ombre avec une teinte qui l'unit à la plus prochaine du jour, NOEL COYPEL, Discours sur la peinture (1670)
    • Ombre portée, toute ombre qu'un corps projette sur une surface, et l'imitation qu'on en fait dans un dessin, dans un tableau.

    • Fig. C'est une ombre au tableau, se dit d'un léger défaut qui n'efface point les beautés d'un ouvrage, les bonnes qualités d'une personne.

    • On dit aussi en ce sens, ombre absolument.

      • Je vous prie de ne plus dire de mal de votre humeur : votre cœur et votre âme sont trop parfaits pour laisser voir ces légères ombres Mme de Sévigné, 26 janvier 1680
    • Ombre se dit, dans un dessin, dans une carte, dans un plan, de ce qui imite l'ombre, de ce qui est en noir.

      • La glacière de ce pôle, qui en occupe toutes les régions adjacentes jusqu'au 80 ou 81e degré, comme nous l'avons représenté en jetant une ombre sur cette portion de la terre à jamais perdue pour nous Buffon, Explic. cart. géogr. Œuv. t. XIII, p. 355
    • Fig. Terme de musique. Ombre, nuance de la voix.

      • C'est ainsi qu'on appelle en italien les différentes gradations des fortés et des pianos, dont on doit alternativement faire usage dans les cantilènes pour leur donner un peu de relief, comme les ombres et les demi-teintes servent en peinture à faire ressortir les couleurs, ESCUDIER
  4. 4Fig. Ce qui obscurcit l'âme.

  5. 5Fig. Le secret qui cache les choses.

  6. 6Fig. Retraite, solitude, tranquillité.

    • Dans l'ombre de la paix Corneille, Sert. III, 1
    • Venise ne le laissa pas longtemps dans les exercices tranquilles et dans l'ombre d'une université Fontenelle, Guglielmini.
    • La timide infortune aime à gémir dans l'ombre DORAT, dans GIRAULT-DUVIVIER
  7. 7Image, ressemblance du corps qui projette l'ombre. L'ombre à une certaine heure est l'image du corps ; cette ombre grandit à mesure que le jour baisse.

    • Particulièrement. L'ombre jetée par le corps d'une personne.

    • Il le suit comme l'ombre fait le corps, il le suit partout.

    • On dit aussi : il ne le quitte pas plus que son ombre.

      • [Il] La faisait suivre [sa femme] à toute heure, en tous lieux, Par une vieille.... Qui la quittait aussi peu que son ombre La Fontaine, On ne s'avise.
      • Il y a là une femme de chambre qui ne me quitte non plus que mon ombre Diderot, Père de famille, IV, 13
    • On dit encore dans le même sens : c'est son ombre, c'est une ombre attachée à ses pas.

      • Je le rencontre partout ; c'est exactement une ombre attachée à mes pas Mme de Genlis, Théât. d'éduc. la Bonne mère, II, 3
    • C'est l'ombre et le corps, se dit de deux personnes qui ne se quittent pas.

      • Mme de Coulanges est toujours obsédée de notre cousin ; il ne paraît plus qu'elle l'aime ; et cependant c'est l'ombre et le corps Mme de Sévigné, 6 avr. 1680
    • Avoir peur de son ombre, avoir peur des moindres choses.

      • Je ne vous dirai point combien de fois elle broncha, et eut peur de son ombre Scarron, Rom. com. II, 1
      • Ce même fond me fait craindre mon ombre, toutes les fois que votre amitié est cachée sous votre tempérament Mme de Sévigné, 440
      • Morgué ! que tu es défiant, Colin ! tu as peur de ton ombre Dancourt, l'Opéra de village, SC. 1
      • Je crains toujours de commettre quelque indiscrétion ; mon ombre me fait peur ; c'est apparemment depuis que j'ai été sur le point de n'être plus qu'une ombre Voltaire, Lett. Richelieu, 11 avr. 1773
    • Fig. Courir après une ombre, se livrer à une espérance chimérique.

      • Chacun se trompe ici-bas ; On voit courir après l'ombre Tant de fous qu'on n'en sait pas La plupart du temps le nombre La Fontaine, Fabl. VI, 17
      • Ils courent après une ombre trompeuse Fénelon, Tél. XI
    • Fig. Prendre l'ombre pour le corps, prendre une chose vaine pour une chose solide.

      • Ah ! ma chère enfant.... rien n'est bon que d'avoir une belle et bonne âme : on la voit en toute chose comme au travers d'un cœur de cristal.... vous n'avez point vu de dupes là-dessus : on n'a jamais pris longtemps l'ombre pour le corps Mme de Sévigné, 9 sept. 1675
    • On dit de même : l'ombre d'une chose, par opposition à cette chose même, à son existence réelle.

      • Ils avaient l'ombre de la sévérité, mais ils n'en avaient pas le corps, bien loin qu'ils en eussent l'esprit Bourdaloue, Sévér. évang. 2e avent, p. 426
      • L'erreur qui nous a fait prendre l'ombre pour la vérité Massillon, Myst. Résurr.
    • Chez les anciens Romains, les personnes que les convives invités amenaient avec eux.

      • Chaque convié [au festin de Crassus] avait la sienne [robe de festin], et on en a encore trouvé de reste pour toutes les ombres Fénelon, t. XIX, p. 294
  8. 8Selon la doctrine des anciens païens, apparence, simulacre du corps après la mort, soit qu'elle habite les régions de l'enfer, soit qu'elle apparaisse aux vivants.

  9. 9Fig. Légère apparence.

    • Ces ombres de santé cachent mille poisons Corneille, Rodog. III, 6
    • Cette feinte douceur, cette ombre d'amitiéVint de ta politique, et non de ta pitié Corneille, Héracl. I, 2
    • Et vous l'avez tous deux trop grand, trop magnanimePour souffrir sans horreur l'ombre même d'un crime Corneille, Héracl. V, 6
    • Mais aux ombres du crime on prête aisément foi Molière, Mis. III, 5
    • Vos mines et vos cris aux ombres d'indécence Que d'un mot ambigu peut avoir l'innocence Molière, ib.
    • Du Chesne [un médecin] m'a dit d'aller toujours dans le carême jusqu'à l'ombre de la moindre incommodité Mme de Sévigné, 17 mars 1680
    • Je lui demandai [à Ch. de Sévigné qui voulait vendre sa charge] au moins d'attendre un prétexte, l'ombre d'un dégoût, enfin quelque chose qui pût cacher le fond du terrain Mme de Sévigné, 14 févr. 1680
    • Il est bien dur à M. de Lavardin d'avoir acheté une charge quatre cent mille francs, pour obéir à M. de Fourbin ; car encore M. de Chaulnes a l'ombre du commandement Mme de Sévigné, 2 août 1675
    • La voilà, malgré ce grand cœur, cette princesse si admirée et si chérie, la voilà telle que la mort nous l'a faite ; encore ce reste tel quel va-t-il disparaître, cette ombre de gloire va s'évanouir.... Bossuet, Duch. d'Orl.
    • Le nom même et l'ombre de division [dans l'Église] faisait horreur à la reine Bossuet, Mar.-Thér.
    • Ne donnera-t-il [Dieu] à ceux qu'il aime qu'une ombre de félicité ? Bossuet, Hist. II, 6
    • Il ne lui laissa qu'une ombre de puissance Bossuet, ib. I, 9
    • L'ombre d'une faute vous a fait peur Bossuet, Lett. 160
    • Des hommes superbes et artificieux qui, pour ne paraître pas dépourvus de la lumière de la vérité, se couvraient de l'ombre d'une trompeuse austérité BOURDALOUE, 3e dim. après la Pentecôte, Dominic. t. II, p. 360
    • Ombres et apparences du péché, madame la Dauphine vous poursuivait dans les plus secrets replis de son âme Fléchier, Dauphine.
    • M. de Montausier [même lorsqu'il se trompait] suivait du moins l'ombre de la vérité et de la justice Fléchier, Duc de Mont.
    • Du reste, ou mon crédit n'est plus qu'une ombre vaine.... Racine, Mithr. I, 1
    • Si de tant de maux le funeste inventeur De quelque ombre de bien pouvait être l'auteur Racine, Athal. III, 4
    • Les tyrans ont toujours quelque ombre de vertu Voltaire, Catilina, I, 5
    • Agités par l'ombre du plaisir qu'ils poursuivent sans cesse et qui leur échappe toujours Diderot, Interprét. de la nature, n° 27
    • Il se lève, un long dard s'agite dans sa main,Une ombre de couronne est sur son front hautain Delille, Paradis perdu, II
  10. 10Il se dit aussi pour exprimer que la chose dont on parle existe à peine.

    • Pas l'ombre de, pas du tout.

      • De justice, il n'y avait pas l'ombre Voltaire, Louis XIV, 5
      • Mais franchement, tu n'as pas le sens commun, mais.... pas l'ombre Mirabeau, Lett. orig. t. II, p. 259, dans POUGENS
  11. 11Fig. Signe, figure d'une chose à venir ; en ce sens il ne se dit que de l'ancienne loi par rapport à la nouvelle. Les cérémonies et le sacrifice du vieux Testament n'étaient que les ombres des mystères et des vérités du nouveau.

    • Par extension, image imparfaite.

      • Les règles de la justice humaine nous peuvent aider à entrer dans les profondeurs de la justice divine dont elles sont une ombre ; mais elles ne peuvent pas nous découvrir le fond de cet abîme Bossuet, Hist. II, 1
      • Astre dont le soleil n'est que l'ombre grossière Racine, Hymnes, le lundi à laudes.
      • Ces établissements ne sont que l'ombre de ce que vous ferez un jour Fénelon, Télém. XXII
      • Des figures vides et les ombres de l'avenir MASSILLON, Carême, Temples.
  12. 12Fig. Il se dit d'une personne ou d'une chose qui a perdu ce qui faisait sa grandeur, son éclat.

  13. 13Terme de blason. Se dit d'une peinture si déliée, qu'on voit le champ de l'écu au travers.

    • Ombre de soleil, représentation du soleil, qui n'a pas de visage, mais un disque d'une seule couleur.

  14. 14À l'ombre de, loc. prép. Sous le couvert, à l'abri de. À l'ombre d'un toit.

  15. 15Sous l'ombre de, sous ombre de, loc. prép. Sous l'apparence, sous le prétexte.

    • Et sous ombre d'agir pour ses folles amours, Il a su pratiquer de si rusés détours.... Corneille, Illus. com. II, 8
    • Sous ombre de venger sa grandeur méprisée Corneille, D. Sanche, II, 1
    • Vous m'avez voulu faire passer pour simple traducteur, sous ombre de soixante et douze vers que vous marquez sur un ouvrage de deux mille, et que ceux qui s'y connaissent n'appelleront jamais de simples traductions Corneille, Lett. apologétique.
    • Elle [Mme de Grignan] se gouverne un peu à sa fantaisie, et, sous ombre de la philosophie de M. Descartes, qui lui apprend l'anatomie, elle se moque un peu des régimes et des remèdes communs Mme de Sévigné, 13 juin 1679
    • Tant d'âmes réprouvées, qui, par une simplicité pleine d'indiscrétion, ont adhéré aux sectes et aux hérésies, sous ombre d'une réforme imaginaire Bourdaloue, 7e dim. après la Pentecôte, Dominic. t. III, p. 92
    • Une mère mondaine qui, sous ombre de leur apprendre la science du monde, leur apprend à se damner Bourdaloue, Avent, Scandale, 114
    • On raille les dévotions de l'Église sous ombre de crédulité Bourdaloue, Dominicales, III, Zèle pour l'honneur de la religion. 287
    • Quand on dit sous l'ombre de.... il faut que le substantif suivant ait un article, par exemple : sous l'ombre de l'amitié ; quand on dit sous ombre, le substantif suivant ne prend pas d'article, par exemple : sous ombre d'amitié.

    • Sous ombre que, loc. conjonct. signifiant sous prétexte que.

      • Regardez.... s'il n'eût pas été mal à propos, qu'en cette occasion, sous ombre que je suis de l'Académie, je me fusse allé piquer de parler bon français Voiture, Lett. 94
      • Mais, sous ombre que vous avez à cette heure une infinité d'affaires..., il vous semble que tous les autres ont du loisir Voiture, Lett. 83
      • Sous ombre qu'elle est un peu belle Molière, Psyché, V, 6
      • Vous faites bien l'entendu, monsieur le comte ; sous ombre que vous écrivez comme un petit Cicéron, vous croyez qu'il vous est permis de vous moquer des gens Mme de Sévigné, Lett. à Bussy, 25 nov. 1655
  16. 16Sauter au delà de son ombre, tenter l'impossible.

    • Le tempérament de la France et vos dispositions ne le permettent pas, et je ne veux pas sauter au delà de mon ombre Journ. offic. 23 juin 1874, p. 4256, 2e col.

Étymologie

Wallon, âbion, obion, contracté pour ombion, diminutif de ombre ; Berry, umbre ; provenç. ombra, umbra ; espagn. sombra ; ital. ombra ; du lat. umbra. Il semble naturel de rapporter umbra à ὄμϐρος, pluie, lat. imber ; ce serait le sanscr. ambhas, abhra, la pluie, le nuage qui obscurcit. Comme on voit à l'historique, ombre a été longtemps masculin et féminin.

2ombre s. m. (on-br')

  1. Voy. HOMBRE.

3ombre s. m. (on-br')

  1. Espèce de perche de la Méditerranée.

    • Ombre-chevalier, variété de la truite.

      • Nous mangerons un ombre-chevalier, et nous entendrons M. de l'Écluse Marmontel, Mém. VII
      • Nos ombres sont si renommés, qu'on profite des froids de l'hiver pour en envoyer à Paris, et même jusqu'à Berlin SAUSSURE, Voy. Alpes, t. I, p. 22, dans POUGENS
    • Ombre de mer, le corbeau de mer, poisson du genre sciene.

Étymologie

Origine inconnue.

4ombré, ée part. passé (on-bré, brée)

  1. Dessin ombré.

Remarque

Bonnet a dit ombré pour couvert d'ombrages. : Les pays découverts et les pays ombrés, Contempl. nat. Œuvr. t. VIII, p. 359, dans POUGENS. C'est un provincialisme de Genève, où l'on dit : une promenade ombrée.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander