onguent s. m. (on-gan ; au pluriel, l's se lie : des on-ganz odoriférants)
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1Médicament d'une consistance molle que l'on applique extérieurement. Une boîte d'onguent.
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Onguent de la mère, onguent employé comme suppuratif, ainsi nommé d'une religieuse qui le composa.
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Onguent gris, onguent napolitain, onguent où il entre du mercure.
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Onguent pour la brûlure, cérat fait avec de l'huile et de la cire.
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Fig. De l'onguent pour la brûlure, moyen de se préserver des accidents qui peuvent se présenter dans la vie.
- Fuyez Paris, n'allez point à la cour,Si vous n'avez onguent pour la brûlure Voltaire, Lett. en vers et en prose, 37
Les protestants n'ont pas trouvé D'onguent pour la brûlure
Béranger, Mission.
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Onguent pour la brûlure, ou Secret pour empêcher de brûler les livres, titre d'un poëme en vers burlesques, de Barbier d'Aucourt.
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Onguent miton mitaine, voy. MITON.
Mais tout ça, comme dit l'autre, n'a été que de l'onguent miton mitaine
Molière, Méd. malgré lui, III, 2
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Onguent de courrier, suif de chandelle fondu et versé dans de l'eau, que les courriers appliquent sur leurs écorchures.
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Terme de jardinage. Onguent de Saint-Fiacre, mélange de bouse de vache et d'argile, pour les plaies des arbres.
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2Onguent s'est dit jadis pour parfum.
- Quatre boîtes d'onguents, une d'alun brûlé Régnier, Sat. X
Un fameux auteur est repris, et avec raison, d'avoir écrit onguent, en parlant de la Madeleine, et dit : un précieux onguent ; nous avons encore plusieurs de nos écrivains et de nos prédicateurs qui font cette faute
Vaugelas, Rem. t. II, p. 847, dans POUGENS
Étymologie
Provenç. onguen, enguen, enguent ; esp. et port. unguento, du lat. unguentum, de ungere, oindre.