onomatopée s. f. (o-no-ma-to-pée)
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Terme de grammaire. Formation d'un mot dont le son est imitatif de la chose qu'il signifie.
Cuculus se prononçait comme nous dirions coucoulous, d'où vient le mot français coucou ; et ces mots, dans l'une et l'autre langue, n'ont été formés que par onomatopée, c'est-à-dire imitation du son, pour marquer le chant de cet oiseau
Rollin, Traité des Ét. I, 3L'onomatopée est une figure par laquelle un mot imite le son naturel de ce qu'il signifie ; on réduit sous cette figure les mots formés par imitation du son, comme le glouglou de la bouteille, le cliquetis, c'est-à-dire le bruit que font les boucliers, les épées et les autres armes, en se choquant
DUMARS., Trop. II, 19Un enchaînement de petites onomatopées analogues aux idées qu'on a, et dont on est fortement occupé
Diderot, Salon de 1767, Œuvr. t. XIV, p. 474, dans POUGENS
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Il se dit des mots imitatifs eux-mêmes. Dictionnaire des onomatopées françaises.
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En un sens plus large, on applique quelquefois aujourd'hui le nom d'onomatopée aux cris qui naturellement accompagnent certains gestes.
Remarque
L'onomatopée diffère de l'harmonie imitative, en ce que l'une appartient à un mot, et l'autre à une phrase : glouglou est une onomatopée ; l'essieu crie et se rompt est de l'harmonie imitative.
Étymologie
Ὀνοματοποιῖα, de ὄνομα, nom, et ποιεῖν, faire.