1orne s. m. (or-n')
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Nom vulgaire du frêne orne (oléacées), espèce qui produit un peu de manne, ainsi que plusieurs autres frênes. On le nomme aussi frêne à fleurs.
Étymologie
Lat. ornus.
Nom vulgaire du frêne orne (oléacées), espèce qui produit un peu de manne, ainsi que plusieurs autres frênes. On le nomme aussi frêne à fleurs.
Lat. ornus.
1Terme rural. Intervalle des vignes, des ceps, qui est toujours moins élevé que le terrain de ces vignes.
2Terme de forestier. Faire orne, abattre des arbres dans une certaine étendue de terrain en allant toujours devant soi
Berry, orne, sillon. Diez le tire du latin ordinem, ordre ; cela paraît très bon.
1Pourvu de ce qui embellit.
L'épigramme, plus libre en son tour plus borné, N'est souvent qu'un bon mot de deux rimes ornéBoileau, Art p. II
Autant que la terre de Cypre nous avait paru négligée et inculte, autant celle de Crète se montrait fertile et ornée de tous les fruits par le travail de ses habitantsFénelon, Tél. V
Terme de peinture. Sujet orné, sujet susceptible de la composition la plus riche.
2Fig. Qui est pourvu de choses comparées à des ornements matériels.
On veut un roi dont le corps soit fort et adroit, et dont l'âme soit ornée de la sagesse et de la vertuFénelon, Tél. V
Qui a vu la cour a vu du monde ce qui est le plus beau, le plus spécieux et le plus ornéLa Bruyère, VIII
Brisacier avait l'esprit orné de lieux communs et de chansonnettesHamilton, Gram. 7
Une éloquence plus ornée, telle par exemple qu'est celle de M. Fléchier, ne convient point pour des plaidoyersRollin, Tr. des Ét. IV, 1
Absolument. Un esprit orné, un homme qui a beaucoup de connaissances, d'instruction.
Nancré étoit un garçon de beaucoup d'esprit, d'agrément et fort ornéSaint-Simon, 145, 114
Quoique j'eusse l'esprit assez orné, n'ayant jamais vu le monde, je manquais totalement de manièresJ.-J. Rousseau, Conf. II
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander