ornière s. f. (or-niè-r')
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1Trace creuse que font les roues des voitures sur la terre dans les chemins.
Il enfila au hasard un chemin creux, comme le sont la plupart de ceux du Maine : ce chemin était plein d'ornières et de pierres
Scarron, Rom. com. II, 1- Prends ton pic, et me romps ce caillou qui te nuit,Comble-moi cette ornière La Fontaine, Fabl. VI, 18
Toutes les rivières sont débordées ; tous les grands chemins sont noyés ; toutes les ornières cachées ; on peut fort bien verser dans tous les gués
Mme de Sévigné, 16 janv. 1671
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Poétiquement.
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2Fig. Il se dit des habitudes invétérées, des opinions adoptées et suivies sans examen. L'ornière de la routine, des préjugés. Retomber dans l'ornière.
Qu'avons-nous gagné à suivre l'ornière où nous nous traînons depuis trois ans ?
Chateaubriand, Mél. p. 771, dans POUGENS
Étymologie
Picard, ordière ; wallon, ourbîre, orbîre ; d'orbitaria, dérivé non latin de orbita, roue de voiture (voy. ORBITE). Entre orbitaria et ornière, l'intermédiaire est donné par ourbîre, puis par ordière.