1oublie s. f. (ou-blie)
-
1Pâtisserie mince et de forme ronde ; l'oublie est ordinairement roulée en cylindre creux, et on lui donne le nom de plaisir quand elle a la forme d'un cornet.
- Mais à condition qu'en son plus grand besoinOn ne lui donnera que deux tranches de coing,Douze cornets d'oublies et deux verres d'eau claire Dancourt, Sancho Pança, V, 12
Les statuts de ce métier prouvent qu'en 1397-1406, il y avait à Paris vingt-neuf oblayers qui pouvaient faire chacun, par jour, mille oublies de différentes espèces ; ils les débitaient dans les rues et les jouaient aux dés sur le coffret qui les contenait ; nous avons dans les marchands de macarons et de plaisirs les dernières lueurs de cet usage
DE LABORDE, Émaux, p. 421
-
Fig. Faire l'oublie, se dit du linge mal apprêté dont les coins se roulent.
-
2Oublie, la bulle lignaire qui porte ce nom, ainsi que ceux de gaufre roulée et papier roulé (coquille univalve).
-
3Pain d'autel préparé pour être consacré à la messe (c'est le sens primitif d'oublie).
Étymologie
Génev. oubli, s. m. ; provenç. oblia ; bas-lat. oblata, de oblatus, offert (voy. OBLATION), à cause que l'oublie était une sorte d'offrande que le vassal faisait à son seigneur.