1pater s. m. (pa-tèr')
-
1Oraison dominicale (avec un P majuscule). Dire son Pater.
-
Dire cinq Pater et cinq Avé, répéter cinq fois de suite l'oraison dominicale et la salutation angélique.
-
Familièrement. Savoir une chose comme son Pater, la savoir très bien par cœur.
-
Fig. Il ne sait pas son Pater, il est très ignorant.
-
Il n'a pas dit un Pater, il n'est pas dévot.
-
On dit aussi Pater noster.
On ne rit point quand on manque de pain ; c'est là l'essentiel, et le Pater noster commence par là, ce qui est, à mon avis, fort sensé
Voltaire, Lett. Veymerange, 25 fév. 1770
-
-
2Durée d'un Pater.
Charost fut plus de trois ou quatre Pater à se remettre
Saint-Simon, 56, 194
-
3Gros grains d'un chapelet sur lesquels on dit le Pater.
Les Pater de son chapelet sont en émeraude
Dict. de l'Acad.
-
Au plur. Des Pater.
-
4Pater noster, nom vulgaire de la canne de l'Inde, dont les grains servent à faire des chapelets ou rosaires.
-
On donne le même nom, à Saint-Domingue, à certaines graines employées au même usage.
-
-
5Pater, nom que, dans quelques provinces, on donnait au curé. Le Pater de Bourganeuf, Trévoux.
-
Par plaisanterie, un moine.
Le secret même encor se répéta Par le Pater
La Fontaine, Comment l'esprit.
-
Étymologie
Lat. pater, père, premier mot de l'oraison dominicale.