pénétration s. f. (pé-né-tra-sion ; en vers, de cinq syllabes)
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1Terme didactique. Action de pénétrer.
L'intime pénétration qui a lieu entre ces deux corps
FOURCROY, Connaiss. chim. t. II, p. 65, dans POUGENS
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Terme technique pour désigner la quantité dont un projectile pénètre dans un milieu résistant quelconque : terre, bois, maçonnerie, etc.
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Action de faire infiltrer divers liquides dans les bois.
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2Fig. Action intellectuelle par laquelle on pénètre avant dans les choses.
La connaissance des choses passées, la pénétration dans celles de l'avenir
Guez de Balzac, De la cour, 2e disc.Le plus grand défaut de la pénétration n'est pas de n'aller point jusqu'au but ; c'est de le passer
LA ROCHEFOUC., Max. 337La pénétration a un air de deviner qui flatte plus notre vanité que toutes les autres qualités de l'esprit
LA ROCHEFOUC., ib. 425Conférences.... où l'un [le ministre espagnol] se donnait du poids par sa lenteur, et l'autre [Mazarin] prenait l'ascendant par sa pénétration
Bossuet, Mar.-Thér.La pénétration suppose qu'on est capable d'assez d'attention, de réflexion et d'analyse, pour percer jusques dans l'intérieur des choses ; et la profondeur, qu'on les creuse au point d'en développer tous les ressorts et qu'on voit d'où elles viennent, ce qu'elles sont et ce qu'elles deviennent
Condillac, Conn. hum. II, 11
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3Terme de géométrie descriptive. Il y a pénétration lors de l'intersection de deux surfaces, quand l'une de ces surfaces pénètre l'autre de part en part, c'est-à-dire quand toutes ses génératrices rencontrent l'autre en deux points, au premier point d'entrée, au second point de sortie ; en ce cas, l'intersection se compose de deux courbes distinctes, celle qui joint les points d'entrée et celle qui joint les points de sortie.
Étymologie
Provenç. penetratio ; espagn. penetracion ; ital. penetrazione ; du lat. penetrationem, de penetrare, pénétrer.