panader (se) v. réfl. (pa-na-dé)
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Marcher avec ostentation comme un paon.
Je leur apprenais que, d'être noble, ce n'est pas savoir bien piquer un cheval, ni manier une épée, ni se panader avec de riches accoutrements, et que c'est avoir une âme qui résiste à tous les assauts que lui peut livrer la fortune, et qui ne mêle rien de bas parmi ses actions
Francion, VI, p. 232- Est-ce à toi d'envier la voix du rossignol....Qui te panades, qui déploiesUne si riche queue et qui semble à nos yeuxLa boutique d'un lapidaire ? La Fontaine, Fabl. II, 17
- Un paon muait : un geai prit son plumage....Puis parmi d'autres paons tout fier se panada,Croyant être un beau personnage La Fontaine, ib. IV, 9
C'est assurément, comme vous avez dit, des ennemis du petit Dubois, qui, le voyant se vanter de notre commerce et se panader dans les occupations qu'il lui donnait, ont pris plaisir à lui donner le déplaisir de lui dérober nos lettres
Mme de Sévigné, 13 déc. 1671
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On dit plus souvent se pavaner.
Remarque
L'Académie n'a admis dans son Dictionnaire qu'en 1762 ce verbe familier employé par l'auteur de Francion, par la Fontaine et Sévigné ; il se trouve dans le Dictionnaire de Furetière (1690).
Étymologie
Un ancien substantif pennade (que l'on prononçait très probablement pan-nade, pan comme dans panthère) : On fait venir ce mot de paon : faire le paon ; mais la forme du mot s'y prête peu. On y verrait plutôt un dérivé du latin penna, aile : pennade, un coup d'aile. Cependant il est certain qu'on y a vu parfois un dérivé de paon, puisqu'on a écrit paonnader.