1pantomime s. m. (pan-to-mi-m')
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1Acteur qui, dans la pièce, joue tous les rôles, et qui ne s'exprime que par des gestes.
Un illustre pantomime du temps de Néron, qui avait le corps excellent et savait bien son métier, représenta l'adultère de Mars et de Vénus, où était exprimé le soleil qui les découvrait, Vulcain qui leur dressait des embûches, les dieux qui accouraient au spectacle
D'ABLANC., Lucien, De la danse.Il suffisait à Bathylle d'être pantomime pour être couru des dames romaines
La Bruyère, XIIUn fameux pantomime italien connu sous le nom de Scaramouche
Voltaire, Vie de Molière.La passion des Romains pour les pantomimes fit qu'il s'en forma des écoles, plus suivies que celles des orateurs et fréquentées par les plus grands de Rome
Duclos, Œuv. t. I, p. 345Pylade avait été sifflé par une cabale violente ; un grand seigneur de Rome en était le chef, et ne s'en cachait pas ; le pantomime outré le joua sans ménagement dans la représentation suivante
CAHUSAC, Dans. anc. et mod. II, 1, 1Auguste rendit les pantomimes égaux aux citoyens, en leur accordant le privilége de ne pouvoir être punis comme les esclaves
CAHUSAC, ib. II, 1, 5Le théâtre, pendant son règne [de Caligula], ne fut plus qu'une école odieuse de libertinage, les pantomimes, qu'une troupe infâme prostituée sans cesse à la débauche des Romains
CAHUSAC, ib. II, 1, 4
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2Par extension, celui qui imite les gestes, l'air, le parler des autres.
Le duc du Maine était, quand il voulait, excellent pantomime
Saint-Simon, 363, 36Un jeune homme qui chante, qui contrefait son prochain fort plaisamment, qui est pantomime....
Voltaire, Lett. d'Argental, 27 février 1765
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Adj.
Il y a des peuples pantomimes ; il y en a qui semblent n'avoir jamais connu que le langage des sons articulés
Condillac, Art d'écr. II, 15
Étymologie
Lat. pantomimus, de παντόμιμος, de pant..., et μιμεῖσθαι, imiter.
Supplément
1. PANTOMIME. Ajoutez : - REM. Il s'est dit et pourrait se dire au féminin.