papilloter v. a. (pa-pi-llo-té, ll mouillées, et non pa-pi-yo-té)
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1Mettre des papillotes à quelqu'un. Papilloter une perruque.
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2Arranger un bout de mèche en forme de papillote.
Autrefois on papillotait le bout des mèches avec du papier ; ce qui faisait le même effet, mais on perdait plus de cire
Mme de Genlis, Maison rust. t. I, p. 391, dans POUGENS
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Papilloter les copeaux des bois de teinture, les couper en dentelle.
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3V. n. En parlant des yeux, ne pouvoir se fixer par suite d'un mouvement involontaire.
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4Terme de peinture. Fatiguer les yeux par le trop vif éclat des lumières, des couleurs, en parlant d'un tableau.
C'est un exemple de l'art de papilloter en grand
Diderot, Salon de 1767, Œuv. t. XV, p. 39, dans POUGENS
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Se dit particulièrement des draperies dont les plis multipliés et chiffonnés présentent nécessairement un grand nombre de petites masses d'ombre qui produisent du papillotage.
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Terme de sculpture. Se dit d'un ouvrage qui offre trop de petites parties recevant des lumières étroites et portant de petites ombres.
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5Fig. En parlant du style, fatiguer par l'abus des expressions brillantes. Ce style papillote.
Dans le genre oratoire, il faut se souvenir que rien ne frappe la multitude que les grandes masses : les détails multipliés papillotent aux yeux de l'esprit, se confondent dans la mémoire, et ne font sur l'âme que des impressions légères et fugitives comme eux
Marmontel, Œuv. t. VII, p. 22
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Il se dit aussi des personnes qui fatiguent par trop parler.
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6Terme d'imprimerie. En parlant des caractères, marquer double.
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7Terme rural. Se dit de la vigne, quand les bourgeons ne se développent qu'en partie.
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8V. réfl. Se papilloter, se faire des papillotes.
Tous leurs beaux décrets serviront à nous papilloter,
Lett. du P. Duchesne, 5e lettre, p. 2
Étymologie
Papillote.