Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

pardonnable dans le Littré

1 article· 8 citations· rimes· synonymes

pardonnable adj. (par-do-na-bl')

  1. 1À quoi l'on peut, l'on doit pardonner, en parlant des choses.

    • Ose-t-il croire encor son crime pardonnable ? Corneille, Cid, II, 6
    • On n'osa trop approfondir Du tigre ni de l'ours ni des autres puissances Les moins pardonnables offenses La Fontaine, Fabl. VII, 1
    • Les autres admirent votre sagesse dans un âge où il est pardonnable d'en manquer Fénelon, Tél. IV
    • Pardonnable à.

      • Ah ! tout est pardonnable aux douleurs d'un amant Corneille, Théod. V, 8
      • Vous est-il pardonnable d'avoir éteint tant de lumières, des lumières si vives, des lumières si pures, et de vous être volontairement plongés dans les ténèbres ? Bourdaloue, Sur la fausse consc. 1er avent, p. 185
      • Elle [la chimère des horoscopes] était bien pardonnable à la duchesse de Bouillon et à toutes les dames qui eurent la même faiblesse Voltaire, Louis XIV, 26
  2. 2À qui l'on peut, l'on doit pardonner, en parlant des personnes.

    • Ils sont pardonnables de s'en attribuer la nature Massillon, Carême, Avenir.
    • Quand on est si heureux, madame, on est bien pardonnable d'être indiscret Marmontel, Contes moraux, Heureusement.

Remarque

Vaugelas condamnait pardonnable, en parlant des personnes. Mais l'usage, dès Montaigne, avait prononcé contre lui, excusant que, bien que l'on ne dise pas pardonner quelqu'un, on dise que quelqu'un est pardonnable.

Étymologie

Pardonner.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander